Je n’ai pas perdu de pari. Je n’ai pas rejoins une secte. Je ne suis pas entré en cure de désintox. Je ne suis pas parti en pèlerinage au fin fond du Tibet. Je n’ai pas perdu la passion du jeu vidéo… La vie professionnelle m’a juste rattrapée. Il était temps que ca se termine !

Déjà particulièrement bien remplies, mes journées ont pris une autre tournure ces dernières semaines. J’ai en effet eu la possibilité, dans ma vie professionnelle, de « monter de catégorie » via un concours interne. Ce n’était pas la première fois, vu que ça m’est déjà arrivé quatre fois dans ma carrière, mais ça a sans aucun doute été la plus compliquée.

L’autocensure destructrice

Je n’ai pas l’audace d’annoncer que la préparation de ce concours et les révisions m’ont demandé tellement de temps qu’il m’était impossible de trouver du temps pour jouer : c’est totalement faux. En revanche, surement à cause d’une pression que j’ai involontairement amplifiée, j’ai décidé de m’y consacrer pleinement l’esprit, et de ne pas prendre le risque de me polluer à cause du jeu vidéo. Je me suis autocensuré afin d’avoir l’esprit entièrement tourné vers ce concours, de respecter mes heures de sommeil, de ne pas plonger dans un jeu chronophage capable de me tenter vers la distraction.

C’est absurde et idiot ? Vous avez raison. Mais j’aurais eu l’impression de ne pas mettre toutes les chances de mon coté, de ne pas jouer le coup à fond. Après un petit sas d’abandon progressif, je me suis juste autorisé mes parties d’Hearthstone pendant mes pauses WC, et mon raid hebdomadaire dans WoW (et encore, de manière trop irrégulière).

L’hymne à l’amour

Drôle d’expérience que de se priver volontairement d’une de ses grandes passions. A l’heure ou elle se termine j’en ressort indiscutablement en manque, avec un sentiment bizarre de fierté et de honte. Ce qui est sur, c’est que cette période d’abstinence est venu répondre à une question que je commençais parfois à me poser : mon dieu que je t’aime encore ! Le jeu vidéo m’a tellement manqué que j’en viens à reprendre ma dose « avec modération », par petites touches, de peur d’y perdre quelques nuits de sommeil.

Horizon Zero me manque terriblement, et j’ai hâte de pouvoir achever l’incroyable aventure d’Aloy. Et la promesse d’enfin fouler les plaines d’Hyrule me fait complètement frissonner, moi qui possède « Zelda : breath of the wild » depuis le day one et qui n’a toujours pas lancé le jeu !

Et puis 3 mois sans véritablement jouer, c’est également 3 mois sans venir ici vous raconter mes émotions de gamer. La aussi il est temps que cela cesse, tant j’ai envie de vous parler d’Horizon Zero Dawn, de « Puyo Puyo Tetris », de « Little Nightmares » ou de « Birthdays The Beginning ».

Le pire dans tout ca ? C’est que j’ai raté ce fichu concours…

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