Bye-bye motherfuckers*

Ce billet est la conclusion de 5 ans de bons et loyaux services sur Ludomaniaque. Aujourd’hui, je vous dis au revoir.

Ce billet est la conclusion de 5 ans de bons et loyaux services sur Ludomaniaque. Aujourd’hui, je vous dis au revoir.

Steph souhaite continuer son aventure en solo, que Ludomaniaque redevienne le blog perso qu’il était à sa création en 2007, et je lui rend donc les clés de ce qui a été, je l’espère, un peu chez moi pendant une demie décennie. Je ne pouvais pas décemment m’en aller sans faire le bilan et, surtout, sans vous dire ciao bye-bye.

Putain, 5 ans !

J’ai déjà fait l’historique de Ludomaniaque sur la page À propos donc on va revenir sur mon épopée différemment, avec quelques chiffres et un best-of de mes moments de gloire. J’aurais pu faire une jolie infographie à la mode mais je vais rester dans les sentiers battus, je ne voudrais pas que vous pleuriez trop mon départ ^^

Djou sur Ludomaniaque c’est donc :

Ludomaniaque a aussi été l’occasion de passer de l’autre côté du miroir, de découvrir un milieu et une activité très loin de mes habitudes. Ma motivation première était (et est toujours) d’écrire, mais je ne me suis pas fait prier pour profiter des portes que le blogging a ouvertes pour moi.

J’ai participé à des évènements de fous, rencontré des légendes et même des acteurs porno. J’ai visité la moitié des chaînes de télé françaises, j’ai regardé un match de rugby avec Chabal, assisté à un meeting d’athlétisme avec Stéphane Diagana, joué à Epic Mickey avec Warren Spector, croisé Jean Dujardin dans la salle de projection privée d’un grand studio et côtoyé des mecs dont les albums tournaient en boucle dans ma chaine au lycée. J’ai aussi vu des concerts privés, de Pony Pony Run Run aux mythiques Grandmaster Flash and the Furious Five, j’ai été cité sur Arte.fr et sur Gameblog, j’ai testé des dizaines de jeux, vu des dizaines de films, visité des lieux insolites, reçu des kits press géniaux, etc. On peut le dire, je me suis gavé !

Bien sûr, découvrir l’envers du décor c’est aussi évoluer dans un milieu où la passion n’est qu’une façade, voire une excuse, pour l’arrivisme pathétique d’une caste de privilégiés bien décidés à le rester. Un système très laid et terriblement dérisoire auquel j’ai participé.

Cet état de fait ne remet pas en cause le plaisir que j’ai eu à partager mes conneries avec vous. Car au final c’est ça qui me restera de l’aventure Ludomaniaque, de trop rares instants de partage.

Des regrets…

Malgré deux-trois coups d’éclat, je n’aurais pas réussi à construire une communauté et ça restera un de mes plus gros regrets. Attention, je ne parle pas d’audience ou de succès, je parle juste d’échanges humains, de trouver des gens sur la même longueur d’onde avec qui échanger (heureusement il y en a quand même quelques uns et je les remercie chaleureusement !). Et ne me parlez pas des 600 fans Facebook de Ludomaniaque, les 3/4 ne sont là que pour les concours. Ce n’est pas un reproche, chacun fait ce qui lui plaît, juste une déception personnelle.

Autre pincement au cœur au moment de raccrocher les gants, avoir raté l’occasion de faire quelque chose de plus grand. Ces cinq années sont jalonnées de projets prometteurs avortés (filaire, infojeux,…) et de collaborations promises, repoussées, puis finalement abandonnées. Je ne saurai jamais ce qu’auraient donné ces projets avec un peu plus d’engagement et c’est bien dommage ! Spoiler : on serait Empereurs des Internets.

… mais pas d’amertume

Au final, je me souviendrai surtout que ça a été une expérience enrichissante. Je me souviendrai des gens que j’y ai rencontré et ceux avec qui j’ai fait un bout de chemin, je me souviendrai que je me suis bien marré et que le timing est peut-être idéal pour passer à autre chose.

La suite ?

Après l’annonce de Steph il a fallu que je décide ce que quitter Ludomaniaque signifiait pour moi. Un nouveau départ ? A chaud c’était le choix évident et c’est ainsi qu’est né Chez Djou !

Destiné à poursuivre dans la droite ligne de Ludomaniaque, mon nouveau chez moi contient déjà une poignée d’articles qui aurait eu leur place ici. Seulement, rédiger ces articles m’a fait réaliser une chose : Chez Djou ne va pas m’apporter ce qui m’a manqué ici. En outre, sur Ludomaniaque j’avais de l’inertie : articles passés, contacts presse, partenaires, comme autant de wagons qui avaient fini par pousser une locomotive en manque de carburant. Chez Djou ça signifie tout reprendre à zéro (ou presque) et débarrassé de cette caravane d’habitudes je peux vraiment prendre du recul sur la situation.

C’est le moment idéal pour arrêter et explorer d’autres voies. Je dessine, et j’ai bien l’intention de devenir moins nul, j’ai envie de me remettre à l’écriture d’imagination, et j’ai tout bêtement envie de retrouver une pratique normale du jeu vidéo. Sans parler de ma vie perso et de ma vie pro qui sont de plus en plus chargées, toi même tu sais.

Alors Chez Djou est déjà du passé ? Oui et non. Oui, parce qu’il ne sera jamais le blog qu’il devait être au départ, et non, car il continuera à être mon petit coin de web. Rarement mis à jour, sans contraintes ni ligne éditoriale, ce sera une entité protéiforme en style libre à intérêt discutable. Quant à moi je prêterais peut-être ma plume à d’autres à l’occasion, qui sait !

This is the end

Ciao, portez-vous bien et comme on dit chez moi :

GAME OVER.

 

*Adieu bande de fornicateurs de génitrices