Cheval de guerre : l’émotion au triple galop

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Dans la province anglaise du début du 20e siècle un jeune homme, Albert, se lie d’amitié avec un jeune cheval nommé Joey. Sur un malentendu le père d’Albert acquière ce magnifique étalon aux enchères, mais à cause de problèmes financiers, Joey sera vendu à l’armée, devenant la monture d’un officier britannique en partance au front. Albert ne peut alors se résoudre à cette perte et décide de quitter sa province à la recherche de son cheval.

Peut-on écrire plus belle histoire ? Un jeune homme et son cheval unis à jamais malgré les aléas de la vie : tous les cavaliers, tous les hommes ou femmes de chevaux ne peuvent qu’être touchés. Réussir à construire une relation de confiance inébranlable quelles que soient les épreuves, nous en rêvons tous. Certains veinards comme Albert arrivent à cette excellence…

Le cœur de la guerre

Au-delà d’une histoire de cœur entre un cavalier et son cheval, Cheval de Guerre nous donne une belle claque cinématographique. Steven Spielberg (est-ce nécessaire de rappeler l’étendue de son incroyable talent) nous offre un incroyable contraste entre la beauté de certaines images et la dureté et cruauté d’un monde en temps de guerre.
Pour ceux qui connaissent le Seigneur des Anneaux, les paysages anglais du début du film rappellent clairement la Comté. Mais, en un éclair, nous voilà sur un champ de bataille boueux, austère, où l’on pourrait presque sentir les odeurs nauséabondes et fétides des tranchées !

La qualité d’image du film est tout simplement exceptionnelle, et sans ajout d’images de synthèse ou d’effets spéciaux. Cheval de guerre est un film « à l’ancienne » et ça fait du bien !

Une VO déroutante

J’ai l’habitude de regarder les films en version originale, et Cheval de Guerre m’a quelque peu dérouté. Tous les personnages, qu’ils soient anglais, allemand ou français, parlent tous un anglais impeccable ! Certes, les allemands affichaient un petit accent germanique pour faire un peu plus vrai, mais le rendu global rends quelque peu perplexe. Toutefois je comprends pourquoi la langue unique a été préférée (plus facile à adapter, les enfants peuvent plus facilement comprendre) mais il m’aura tout de même manqué un petit quelque chose pour m’immerger totalement dans l’histoire. Ceci étant dit, cela ne m’a pas empêché de pleurer à chaudes larmes à de nombreuses reprises (oui, je suis un poil trop émotive).

Des bonus pour surprendre

J’ai eu la chance de recevoir le disque bonus de l’édition collector exclusive de la FNAC, et c’est comme si je redécouvrais le film ! C’est impressionnant de voir à quel point tout est orchestré, l’équipe technique ne laissant absolument rien au hasard. Le travail de mise en scène est phénoménal et le dressage des chevaux est millimétré. J’ai été bluffé lorsque Steven Spielberg raconte la scène où l’on voit les chevaux hisser le canon sur une colline. Ce canon, bien que factice, pesait près de 2 tonnes ! Il a donc fallu installer un treuil mécanique (invisible à l’écran) pour aider les chevaux à le tirer. Il était en effet hors de question qu’un seul cheval se fasse mal, et la sécurité des personnes mais aussi des chevaux était une priorité absolue pendant le tournage. Généralement je ne raffole pas des bonus (ils m’ennuient très souvent), mais là…

Cheval de guerre est vraiment un Grand film, ne passez pas à coté. Pour les fans de lecture, il existe aussi le roman (qui a permis la réalisation d’une pièce de théâtre puis du film).

Pour les plus septiques, voici un extrait du film qui permet de découvrir un aperçu de l’atmosphère du film et qui pourra, peut-être, vous faire changer d’avis…

1 COMMENTAIRE

  1. Ce film ma vraiment touché la première fois, je l’ai regardé dans l’avion mais j’ai eu un beau cadeau ce DVD depuis que je l’ai vu c’est mon préféré, il ma beaucoup touché, c’est vraiment l’amitié entre le cheval et l’homme.

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