Extra lives #2 : Lost Odyssey

1

Extra lives est une rubrique me permettant de venir écrire sur le blog du Padawan (aka Djou). Chaque lundi, nous vous proposerons une nouvelle vie, une nouvelle aventure vécue dans un jeu vidéo. Sur Ludomaniaque on ne joue plus, on vit.

Ce second numéro est consacré à une merveille du RPG passée malheureusement inaperçue, Lost Odyssey, et particulièrement à son personnage principal Kaïm Argonar.

Et dire qu’ils m’envient tous. Quels idiots, ces hommes n’ont aucune idée de ma souffrance. Aucun d’entre eux ne serait capable de supporter une part même infime de ma souffrance. Mais comment leur en vouloir ? Moi même j’ai trouvé ca plutôt drôle au début, j’y ai éprouvé un réel plaisir, j’y ai ressenti une véritable fierté. Et je me suis surtout cru tout puissant, invincible, immortel!

Immortel, le mot est lâché. Le rêve ultime de tant de mortels, capables de s’entretuer dans cette quête impossible vers l’immortalité. Hérésie! Aucun homme ne devrait subir un tel châtiment. Chaque être humain devrait avoir le droit de mourir, de laisser reposer son âme, de se laisser porter vers une douce libération. Non, je ne peux pas mourir. A la place, j’endurerai mille souffrances!

Oh bien sûr, les 100 premières années ont été plutôt douces. Le temps de l’insouciance surement. Si l’on peut ressortir quelque chose de positif à cette immortalité, c’est indéniablement cette possibilité de changer de vie indéfiniment, de recommencer ailleurs pour faire toujours mieux, apprenant sans cesse de ses erreurs. Mais un homme ne peut vivre éternellement seul. Au fil du temps et des rencontres j’ai ressenti, j’ai détesté, j’ai aimé, je me suis attaché, et j’ai pleuré. Rien n’est plus difficile que de perdre un être aimé ? Essayez donc d’en perdre cinquante !

Moi, Kaïm Argonar, je vous parle du haut de mes mille ans! Mille ans de guerres, de sang et de larmes. On dit toujours que le temps qui passe chasse les mauvais souvenirs, ne laissant que le doux parfum des jours heureux. Il n’existe pas de pire mensonge. Chaque personne aimée disparue vient meurtrir l’âme à jamais. Et la douleur est aujourd’hui si forte que j’en regrette d’avoir aimé. Mon corps est dans une forme étincelante, jeune et vigoureux, mais mon âme n’est plus que tristesse et lassitude.

Chaque homme doit avoir le droit de mourir, et chaque homme doit pouvoir contrôler son destin! Je peux vaincre cette immortalité maudite, et je le ferai à la force de mon épée. La lumière sera mon salut !

Lost Odyssey est disponible exclusivement sur Xbox360 pour une bouchée de pain (moins de 10€). Ce RPG ultra classique ne révolutionne en rien le genre, mais propose une histoire d’une finesse étonnante et d’une incroyable maturité. Un must-have!

1 COMMENTAIRE

  1. Roh ca devrait être interdit de poster ce genre d’article ! Voilà now j’ai envie de rejouer a Lost Odyssey !

    Mechant Stef !

    Mais je confirme les dire de Stef, il faut avoir jouer à ce jeu !

Laisser un commentaire