Football Manager : le défi Corse #1

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C’est venu d’une boutade. Après avoir presque tout gagné dès ma première saison avec le PSG (championnat, coupe d’Europe et coupe de la ligue), l’ennui pointait déjà le bout de son nez.

Et puis, mon ami Jeremy m’a lancé telle une plaisanterie une idée de partie. Et si en Corse, un club jouait à fond la carte locale, à l’image de l’Athletic Bilbao, club espagnol constitué uniquement de joueurs basques. Chiche ?

Soyons clair d’entrée de jeu, cet article n’est en rien motivé par une quelconque idéologie politique. Seul le défi me semblait intéressant et j’aurais pu parfaitement le réaliser au Paris FC par exemple, avec pour objectif de n’y faire jouer que des parisiens. N’y voyez aucune revendication quelconque. Cela va sans dire, mais c’est toujours mieux en le disant.

La Corse dans Football Manager ? 3 clubs pros et une centaine de joueurs

Premiere étape pour un tel défi : le choix du Club. Dans Football Manager 2012, les 3 premières divisions seulement sont jouables en France. De ce fait, le choix s’est vite restreint à 3 clubs : l’AC Ajaccio (Ligue 1), le SC Bastia (Ligue 2) et le GFCO Ajaccio (National). Avec un objectif de 100% de corses dans l’effectif dès la première année, seul le GFCOA semblait être un choix raisonnable car je m’attendais clairement à devoir être peu regardant sur la « qualité » des joueurs libres susceptibles de participer au projet. Me voilà donc à la tête du « Gazelec », modeste club de National.

Deuxième étape : se fixer ses propres règles. L’idée du défi est donc de ne faire jouer que des joueurs corses. Mais comment définir un joueur corse dans un jeu comme Football Manager ? Par commodité, et parce qu’il n’était pas dans mon objectif de faire une recherche généalogique sur l’ensemble des footballeurs professionnels, j’ai décidé que seuls les joueurs nés en Corse pourraient jouer pour mon club. Pour info, il est possible dans Football Manager de rechercher des joueurs par lieu de naissance, et c’est donc très facile de faire le tour des joueurs « sélectionnables » pour un tel projet.

Très vite, je suis confronté à l’ampleur de la tache. Tout d’abord, l’effectif de départ du GFCOA ne comporte pas énormément de joueurs nés sur l’ile. De plus, le club ne possède pas de centre de formation, et je ne peux donc absolument pas m’appuyer sur les jeunes joueurs pour compléter l’effectif. Enfin, le jeu comporte, tous clubs confondus, à peine une centaine de joueurs insulaires.
Ca semble beaucoup mais parmi ces 100 joueurs beaucoup évoluent dans des clubs plus huppés que le mien et ne sont donc absolument pas intéressés pour signer chez moi. Et parmi ceux qui restent, beaucoup n’ont pas du tout le niveau pour jouer le haut du tableau en national. Dans ces conditions, difficile de monter une équipe compétitive, et je me prépare donc à une saison bien difficile avec les moyens du bord.

Un canasson ne sera jamais un cheval de course

Une petite parenthèse pour ceux qui ne connaissent pas bien Football Manager. Ce jeu, dont la base de données comporte la quasi totalité des joueurs professionnels et semi-professionnels du monde, a une manière très réaliste de considérer un joueur de football. Chaque joueur possède des caractéristiques chiffrés (habileté à faire des passes, aisance technique, frappe de balle, endurance, vitesse, capacité de concentration…) permettant de quantifier sa valeur à un instant T. Vous pouvez ainsi l’entrainer pour qu’il s’améliore dans certaines, tandis qu’une blessure ou le vieillissement naturel viendra en faire diminuer d’autres. Mais pour chaque joueur, les caractéristiques sont plafonnés par le « potentiel » du joueur. Ce potentiel est fixé une fois pour toute et ne peux pas être augmenté. En conséquence et pour faire simple, vous pouvez entrainer un joueur autant que vous le voulez, si son potentiel est limité vous n’en ferez jamais un champion.

Un seul mot d’ordre, la patience

A ce stade, l’objectif est bien défini pour moi. Je vais devoir jouer le maintien, tenter de faire grandir la réputation du club, investir dans un centre de formation histoire de sortir de jeunes joueurs capable d’intégrer l’équipe première et surtout m’armer de patience. Mais la chance avait apparemment décidé de me sourire.

Première bonne nouvelle, Patrice Luzi, gardien sans contrat passé par Liverpool, Monaco ou Rennes décide de rejoindre le club. Lorsque l’on connait l’importance d’un gardien dans ce jeu…
Seconde bonne nouvelle, ma tactique de match, peaufiné lors de ma précédente partie parisienne, semble faire des merveilles durant les matchs de préparation. Le signe annonciateur d’une saison surprise ? A suivre très bientôt dans la suite de mon défi Corse!

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