G.I. JOE : CONSPIRATION

Après un premier film à réserver aux nanardeurs endurcis, G.I. JOE a le droit à une suite en mode « Extrême limite » (plus haut, plus fort, plus vite) à l’image de son casting XXL : Dwayne Johnson (aka The Rock), Bruce Willis, Channing Tatum. A l’occasion de la sortie en BR et DVD de G.I. JOE : Conspiration le 31 Juillet, je vous propose ma critique sévèrement bodybuildée.

Après un premier film à réserver aux nanardeurs endurcis, G.I. JOE a le droit à une suite en mode « Extrême limite » (plus haut, plus fort, plus vite) à l’image de son casting XXL : Dwayne Johnson (aka The Rock), Bruce Willis, Channing Tatum. A l’occasion de la sortie en BR et DVD de G.I. JOE : Conspiration le 31 Juillet, je vous propose ma critique sévèrement bodybuildée.

Après avoir été trahie et décimée par une organisation terroriste, l’équipe des G.I. Joe réalise que le gouvernement a été infiltré et que notre monde est au bord de la destruction. Sans alliés, sans renforts et sans personne à qui se fier, Roadblock et ses G.I. doivent identifier l’ennemi pour tenter de sauver notre civilisation. Ils font alors appel à celui qui a donné son nom à leur corps d’élite : Joe Colton.

Le deuxième effet Kiss Cool

Juste après le visionnage du film, j’étais dubitatif. Le goût amer de certaines scènes indigestes m’avait rendu la séance assez désagréable et je classais l’affaire sans suite. Pourtant quelques jours après, à l’heure d’écrire cette critique, j’ai envie de dire du bien de G.I. JOE : Conspiration. Curieux, n’est-ce pas ?

Pas tant que ça puisqu’avec un peu de recul il faut bien avouer que cette suite est à des années-lumières au-dessus du premier épisode. Le casting est par exemple une franche réussite puisque les trois têtes d’affiche (Dwayne Johnson (aka The Rock), Bruce Willis, Channing Tatum) se fondent parfaitement dans la démesure du film. Leur physique de cartoon et leur faculté à ne jamais se prendre totalement au sérieux font ici des merveilles. J’ai également eu un gros coup de cœur pour Jonathan Pryce qui joue magistralement un des rôles centraux de l’histoire et tient à bout de bras certaines scènes les plus casse-gueules du film. D’ailleurs, comme on pouvait s’en douter, ce n’est pas sur la puissance de l’histoire que repose le film. Mais le scénario a beau être tout naze, il est prétexte à de superbes scènes de film d’action. Vous n’avez par exemple pas pu louper la grandiose destruction de Londres ou le combat en rappel à flanc de montagne qui figurent en bonne place dans la bande-annonce. Je retiendrais également une scène pourtant anecdotique où Cobra déploie ses bannières sur la façade de la Maison Blanche annexée par ses sbires. C’est tout con mais incroyablement juste.

En fin de compte j’ai réalisé que j’avais mal jugé G.I. JOE : Conspiration.

GI-Joe-London-Falling

De la nature d’une série B

Quelles sont les ambitions d’un film adapté d’un dessin animé conçu pour promouvoir des jouets dans les années 80 ? Une seule, divertir.

Les tonnes d’incohérences, les montagnes de clichés et le scénario abracadabrantesque ne sont dès lors plus rédhibitoires. Ils contribuent même à rendre le film sympathique, à lui conférer cette douce folie qui le rapproche des aventures que nous faisions vivre à nos propres figurines dans notre enfance. Là où le premier opus sombrait corps et âme dans une bêtise et une indigence totale, G.I. JOE : Conspiration réussit à garder la maîtrise de son délire et à rester un divertissement sympathique malgré quelques scènes complètement ratées, voire pathétiques. Je pense notamment à une scène absolument ignoble entre les ninjas et leur maître (« interprété » par RZA) où on retrouve tous les défauts du premier G.I. JOE : script affligeant, personnages cheap, acteurs en roues libres et déguisements avec les moyens du bord (coton et farine visiblement ici) pour un rendu des plus dégueulasses. Heureusement ces passages sont des exceptions et mieux vaut s’attarder sur les bonnes surprises.

Joes

G.I. JOE : Conspiration n’est pas le film de l’année, mais c’est une série B assumée tout à fait correcte que j’aurai plaisir à revoir, dans le bon état d’esprit cette fois !