Gamocratie, le peuple du jeu vidéo

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Parmi les sites qui comptent pour moi figure l’excellent Gamocratie. Une petite présentation s’impose.

Quand vous tentez de vous occuper d’un site web, chaque jour est synonyme de sollicitation et de boite mail bien remplie. A qui vous envoie un communiqué de presse « sauvage », à qui vous demande une astuce pour débloquer tel perso dans tel jeu, à qui vous propose le super contrat publicitaire du siècle… Et puis il y a les demandes de partenariat.

Sachez que je regarde systématiquement les sites qui m’envoient ce genre de proposition, et que de ce fait je visite parfois des sites disons… loufoques. Et puis parfois, on tombe sur une pépite.

Gamocratie fait donc parti de cette catégorie pour moi. Site bicéphale, Gamocratie existe depuis maintenant 5 mois, et propose une vision très particulière du monde du jeu vidéo. Particulière, car on sent chez les auteurs un mélange de maturité et d’insouciance, de conscience et de folie, de rigueur et de laisser aller, de réflexion et de passion.

« La Gamocratie, le plaisir du joueur, par le joueur et pour le joueur ». On a rarement vu aussi mégalo comme slogan de site. Mais l’idée est pourtant assez vrai, et c’est un plaisir de suivre les aventures de Laroisse et Mfff, de découvrir leur décryptage de l’actualité et leurs coups de gueule.

Tout ca, ca méritait bien évidemment d’en savoir un peu plus sur les auteurs de Gamocratie. Place donc à l’interview « Garde à vue » !

Bon les mecs, Laroisse et Mfff, vous croyez que ca fait sérieux ça comme noms de truands ? Vous avez perdu un pari en jouant à boogle ? Pis vous êtes qui d’abord ?

Mfff : C’est une putain de bonne question. J’aimerai vraiment savoir par quels concours de circonstances très défavorables mon ami Laroisse a pu se retrouver avec un surnom pareil. Sans doute une histoire triste et tragique. J vous jure que j’en sais pas plus m’sieur ! Concernant ma propre identité vidéoludique, j’ai choisi Mfff en hommage à mon bobtail névrosé qui fait à peu près ce bruit là quand il est sur le point de péter un plomb. Pourquoi j’ai fait ça ? Mmmmmh, c’est encore une putain de bonne question… Sinon, dans la vraie vie, il m’arrive de m’expatrier de la gamocratie pour aller gratter quelques articles pour un magazine – ça alors… – de jeux vidéo (un petit indice : il est vraiment pas cher et arbore un titre on ne peut plus explicite…). Je vous laisse mener l’enquête.
Laroisse : Laroisse est le surnom ancestral des mâles de ma lignée… Le premier qui se marre, je l’défonce ! A part ça, pour gagner ma vie je suis cadre de la fonction publique… un citoyen tout à fait respectable monsieur le commissaire.

Vous avez crée une toute nouvelle forme de régime politique : la Gamocratie. Ca fait pas un peu mégalo ca ? C’est quoi le principe, bruler des photos de Nadine Morano autour d’un feu de camp en récitant tel un psaume les titres des jeux de Myamoto ?

Mfff : Mais absolument pas, inspecteur ! Si l’on avait appelé notre blog Mfffocratie ou Laroissocratie (mon dieu que ça sonne mal…), j’aurai pu encaisser cette accusation de mégalomanie avancée. C’est au contraire le site de l’humilité, de l’ouverture et de la fra-ter-ni-té (hum…). La Gamocratie, c’est le jeu vidéo par le joueur et pour le joueur. Sans discrimination ni videurs à l’entrée. Tout le monde est convié au festin vidéoludique. Hardcore et casual gamers main dans la main. Preuve à l’appui : j’accepte quotidiennement les articles de Laroisse sur Léa Passion, Cooking Mama et autres Plus Belle La Vie 2. Si c’est pas une leçon de tolérance, ça… J suis innocent, m’sieur.
Laroisse : Nadine Qui ?

On monte pas un parti extrémiste comme ca, du jour au lendemain. Alors maintenant vous passez à table! Je veux vos motivations, et les noms des truands qui vous ont incité à passer à l’acte, sinon on vous fout tout sur le dos!

Mfff : Bon, je vois que vous lâcherez pas l’affaire et que votre dossier est plutôt solide. Je suis prêt à passer aux aveux et à balancer tout le monde si vous me promettez l’immunité vidéoludique… Si Laroisse et moi, on a plongé dans las bas-fonds underground de la Gamocratie, c’est à cause des Nadine Morano, des Michael Atkinson ou des allumés de Familles de France. De cette image bâtarde et caricaturale que se trimballe le jeu vidéo alors qu’il est devenu le premier produit culturel. Il ne s’agit certainement pas de nier tout en bloc et de faire du microcosme vidéoludique un nouveau Babarland, où tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Le vrai combat de la Gamocratie, c’est justement de faire la lumière sur la dualité et la complexité de cet univers, de prendre du recul sur notre passion. En faire un espace d’expression libre où l’on peut débattre, sans sectarisme, sans pression publicitaire et sans a priori, de l’actualité vidéoludique. En gros, s’extasier, s’offusquer, dénoncer mais aussi se marrer pour que le jeu vidéo obtienne enfin la place qu’il mérite sur l’espace médiatique.
Laroisse : Chui pas une balance ! Contrairement à Mfff qui n’est qu’une petite donneuse…

Bon, quelque chose de plus à déclarer avant que je boucle votre déposition ?

Mfff : Simplement que je suis plutôt heureux de découvrir qu’avec des blogs comme Gamocratie, Ludomaniaque, Filaire ou encore, pour les anglophones, Gamepolitics, la résistance s’organise pour tenter de libérer le jeu vidéo du ghetto dans lequel médias et politiques, principalement par manque de culture en pixels, essayent de l’enfermer. Et que je suis un peu triste de voir la plupart des magazines spécialisés de référence baisser la culotte face à la pression des éditeurs/annonceurs. La révolte viendra donc du peuple vidéoludique. Viva la révolucion !
Laroisse : Bon, j’avoue monsieur le commissaire ! Je suis coupable… j’aime jouer aux jeux vidéo !

Il ne vous reste plus qu’à aller faire un tour sur Gamocratie!

1 COMMENTAIRE

  1. Mfff et moi-même devons l’admettre… nous avons été particulièrement touchés par la description qui est faite de notre site. Nos coeurs de vieux gamers se sont mis à palpiter à la lecture de ces lignes.

    Merci encore de nous avoir fait confiance depuis le lancement du site et de nous avoir fait l’honneur de cet article.

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