Killzone 3 : le jeu

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Killzone 3 est sorti ce mercredi mais certains chanceux, dont je fais partie, ont eu une semaine supplémentaire pour découvrir le dernier titre de Guerrilla Games. Parés pour une plongée dans l’enfer Helghast ?

Killzone 3 est une exclusivité PS3 et ce FPS futuriste est même un des portes étendards de la console de Sony. Il fait partie des titres qui exploitent le mieux le potentiel de la machine et il s’attache à en promouvoir toutes les fonctionnalités en affichant une compatibilité avec le Sharp Shooter (ou « Accessoire de tir de précision PlayStation Move » en Français dans le texte (no kidding)) et en gérant un affichage 3D sur les écrans compatibles. A jeu exceptionnel, mesures exceptionnelles : je vous livre dans la foulée le compte-rendu de la soirée de lancement et mon avis sur ce titre évènement.

Killzone 3 : au cœur de l’action

Cet épisode commence tout juste là où le précédent se termine (achtung, spoilers ahead !). Alors que votre coéquipier vient de rompre unilatéralement le contrat qui liait Scolar Visari à la vie, le retour de la flotte Helghast force l’ISA à un retour au bercail anticipé. Encore faudrait-il pouvoir atteindre les vaisseaux d’évacuation…

On débute donc l’aventure au cœur de l’action en essayant de se frayer un chemin dans la capitale d’Helgan en ruines. Pas de répit, Killzone 3 joue dès le départ sur ses points forts : une action intense, la sensation d’être toujours sur le fil du rasoir et une ambiance de guérilla urbaine du plus bel effet. La première scène en mecha en est une parfaite illustration avec ses tireurs embusqués dans des carcasses d’immeubles qui s’effritent sous vos tirs. Délicieusement épique ! J’ai adoré cette première partie et j’aurais signé sans réfléchir pour que le jeu se déroule entièrement sur ce plan. Les développeurs ont opté pour une aventure plus grandiloquente et l’histoire vous mènera bien plus loin que les faubourgs ravagés d’Helghan.

Ce choix de développer l’histoire au-delà de la fuite initiale permet toutefois une grande variété dans les décors traversés. De l’enfer urbain à la jungle helghaste, en passant par les côtes enneigées et même une station spatiale, il y en a pour tous les goûts. On peut d’ailleurs souligner au passage le travail fourni sur la relation entre environnement et narration. En effet, la variation de lieux est conjuguée avec une variation de rythme qui renforce l’impact du scénario pour un rendu final très cinématographique.

Le gameplay n’est pas non plus avare en variété et vous pourrez tour à tour vous essayer au pilotage de mécha, de jet-pack, ou encore prendre le poste de tir sur un chasseur spatial, un tank ou un jumper. A côté de ça, la jouabilité des phases FPS reste très (trop ?) classique et les afficionados des jeux de tir sur consoles auront peut-être un peu de mal à y trouver une quelconque « Killzone’s touch ». En tout cas, le feeling des différentes armes est plutôt bon et l’ensemble se révèle cohérent.

Côté technique, les équipes de Guerilla rendent une copie quasi parfaite avec notamment des graphismes de toute beauté. D’ailleurs, ils se vanteraient presque d’avoir fait cracher à la PS3 100% de ses capacités ! Pas de ralentissements à déplorer malgré l’intensité de certaines scènes, pour ce qui concerne le commun des mortels en tout cas, car je ne peux pas me prononcer sur le rendu qu’auront les bourgeois technophiles sur leurs indécents écrans 3D. Tant qu’on est au chapitre des choses que je n’ai pas pu tester, je regrette que le mode coop soit uniquement disponible en local :'( (et que ma bien aimée préfère Dance Central aux FPS :p)

Enormément de qualités donc pour Killzone 3, qui souffre tout de même de défauts propres à son genre. Sa linéarité (OMG les murs invibles oO) et sa durée mini en sont les exemples les plus frappants.

C’est bon quand c’est long

Quel est le con qui a décidé que le solo d’un FPS ne devait pas durer plus de 6 heures à suivre des couloirs ? Les joueurs ? Ah ben oui tiens, on dirait que ce sont les joueurs les responsables. Vous savez, ceux qui ont propulsé Modern Warfare 2 et son solo anémique en haut des charts. MW2, le jeu pour lequel certains ont passé plus de temps devant la RNAC que sur le mode campagne ! C’est bien connu, le client est roi, donc tous les petits camarades se sont alignés et le virus s’est répandu plus vite que la chtouille dans un pensionnat de jeunes filles. Oui je sais, je suis de mauvaise fois. En plus, le multi vient rallonger la sauce, et il devient même l’atout principal de certains titres. Seulement moi, je m’en bat les sacs à gamètes du multi !*

Alors bon, là le coup de gueule tombe sur Killzone 3 mais je l’aime bien au fond !

Conclusion

Faisons simple, Killzone 3 est un excellent FPS. J’ai réellement accroché au scénario et à la façon dont il est raconté et on ne peut qu’être admiratif devant ses qualités techniques. Les quelques faiblesses sont compensées par le gros boulot fourni par Guerilla Games pour fournir un jeu qui n’a rien à envier aux blockbusters du 7è art en termes de spectacle. N’hésitez pas, c’est top 😉

*Pour ma défense, de toute façon le multi n’était pas encore ouvert quand j’ai testé le jeu 😉

2 COMMENTAIRES

  1. J’ai joué au pad. J’ai délaissé la wii pour ses contrôles et je ne suis pas vraiment pressé de les retrouver !
    En fait, vu que je n’ai pas de controller (enfin de nunchuk quoi) c’est un peu galère avec le pad dans la main gauche et le Move dans la main droite. Et Puis le Sharp Shooter a l’air sympa, mais à 50€ tu peux te brosser Martine.
    Par contre certains retours sont excellents, il y a eu un article il y a quelques jours sur Kotaku à ce sujet d’ailleurs.

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