Largo Winch II

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Largo Winch 2 sort le 16 février prochain dans les salles obscures et j’ai eu la chance d’assister à une projection presse en avant-première en compagnie d’une partie de l’équipe du film.

Largo Winch 2 sort le 16 février prochain dans les salles obscures et j’ai eu la chance d’assister à une projection presse en avant-première en compagnie d’une partie de l’équipe du film.

Le pitch de potche*

A la mort de son paternel, Largo Winch est propulsé sur le devant de la scène. C’est à lui que revient l’empire familial, le groupe W, multinationale tentaculaire de premier rang. Seulement, le jeune premier est bien décidé à ne pas rentrer dans le moule des hautes sphères économico-financières et à consacrer son temps et sa fortune pour le bien de l’humanité. Ses plans vont malheureusement être remis en question quand il se voit accusé de crimes contre l’humanité, rien que ça, au moment de conclure la vente de sa société. Cette sombre affaire va plonger Largo dans les eaux troubles du passé familial et le pousser dans une aventure périlleuse à la recherche de la vérité, des profondeurs de la jungle birmane aux bureaux des plus hautes instances internationales.

My name is Winch, Largo Winch

Sur le papier, ce film ressemble à un gros délire écrit une nuit d’ivresse par des potes pleins d’imagination. Une nuit dont un des participants ne serait jamais sorti et aurait décidé de transformer le trip en réalité. Attendez, un film d’aventure gros budget tiré d’un classique de la BD franco-belge, qui se déroule dans l’univers de la finance, avec Tomer Sisley premier rôle qui partage l’affiche avec Sharon « Basic Instinct » Stone, et la marmotte qui met le chocolat dans le papier alu . Et ce n’est pas la scène d’intro qui viendra nous faire changer d’idée. On a affaire à une course-poursuite sur un port industriel, passage obligé dans tout métrage d’action qui se respecte, mettant Largo aux prises avec des méchants dignes d’un bon vieux James Bond. En d’autres termes : de bons débiles, avec une tendance pathologique à se ruer droit dans les pièges et une vue désastreuse, incapables de toucher un seul occupant de la voiture du héros alors qu’ils y vident une dizaine de chargeurs à bout portant. Notez que c’est une grosse tendance, qu’on peut par exemple observer dans Inception pour rester sur du récent, et que ça ne fait pas de Largo Winch 2 un mauvais film.

Ce démarrage sur les chapeaux de roue a le mérite de poser directement le décor : Largo Winch est un film d’action/aventure à l’américaine. Entendez par là que ce n’est pas le réalisme qui prime, mais bien le grand spectacle, et que la recette mise sur un brin d’humour pour parfumer le plat. En un mot, un film de divertissement, avec un grand D. Si ce genre de cinéma vous convient, foncez ! Largo Winch 2 a de sérieux atouts à faire valoir tant sur le plan technique que sur le plan scénaristique et vous passerez un très bon moment.

Oui, mais…

Le film est plein de bonnes idées, peut-être trop au final. En effet, je suis ressorti de la salle avec le sentiment que le film perd en cohérence ce qu’il gagne en variété. Si le mariage entre action grand spectacle et émotion est bien maitrisé, le décalage entre les touches d’humour et la gravité de certaines situations m’a laissé dubitatif par exemple. Ce n’est pas la qualité intrinsèque des divers éléments qui est en cause, mais bien leur combinaison qui n’est pas toujours très heureuse. Les scènes de combat illustrent une autre facette du problème en étant tantôt réalisées à l’ancienne (plans fixes, …) et tantôt de manière « moderne » (changements de plans incessants, à la limite de la lisibilité). En fin de compte, la présence de tous ces ingrédients ne semble pas se justifier « artisitiquement » mais elle répond à deux objectifs : rendre le film très ludique afin de plaire à tous les publics, et permettre à l’équipe du film de s’éclater en réalisant tous leurs fantasmes (en tout bien tout honneur, le film est nipple-free pour être USA compliant**). Ces questions ont été évoquées lors de l’entretien avec Jérôme Salle, Julien Rappeneau et Stan Collet (respectivement réalisateur, scénariste et monteur du film) qui a suivi la projection. Si vous voulez en apprendre plus sur Largo Winch 2 de la bouche même de ses créateurs, vous pouvez retrouver l’intégralité de cette session de questions/réponses en vidéo sur le site de Cloneweb.

En conclusion

Malgré les quelques défauts évoqués au paragraphe précédent, Largo Winch II s’est révélé être une bonne surprise. A défaut d’être brillant, ce film est un très bon divertissement et, ma foi, l’essentiel est là.

* Pour toute réclamation quant au niveau de cette vanne, veuillez consulter nos conseillers sur www.je_suis_drole_et_je_te_merde.com.

2 COMMENTAIRES

  1. Heeuuu désolée, mais je pense qu’il y a une erreur dans le lien que tu as mis en *… Je n’arrive pas à accéder à ce site! 🙂

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