Les Lyonnais

2

Après une hibernation de plus de six mois, Pikachu s’est réveillée. Il faut dire que les programmes ciné à Porticcio n’étaient pas très tentants. Et vous savez, la période d’été à Cauro n’est pas propice à s’enfermer où que ce soit!

Donc pour le retour des critiques ciné, je vous propose : Les Lyonnais ! Film réalisé par Olivier Marchal avec, entre autres, Gérard Lanvin, Tchéky Karyo, Lionel Astier (loin de son rôle de Léodagan dans Kaamelott). Ce film inspiré librement de faits réels a été interdit aux moins de 12 ans en salle.

 

 

Synopsis

 

Edmond (Gérard Lanvin) et Serge (Tchéky Karyo) sont amis depuis l’enfance. Ils se sont rencontrés dans la cour de récré et ont grandi ensemble. Ayant partagé l’expérience de la prison après le vol d’une cagette de cerises, ils décident de monter une équipe de braqueurs pour gagner rapidement du fric. Avec leurs deux compères, Christo (Daniel Duval) et Dany (Lionel Astier), ils forment le gang des Lyonnais, célèbre dans les seventies.

Presque 13 ans après s’être perdus de vue, Serge réapparaît à Lyon, dans la vie d’Edmond. Ce dernier s’est rangé depuis longtemps, à la différence de Serge qui est toujours dans le milieu. Malgré cela, l’amitié indestructible est plus forte que tout, surtout lorsque Serge a des ennuis.

 

 

Moi quand je serai grand, je serai un braqueur!

 

Être un bandit c’est vraiment pas drôle tous les jours. Pour les jeunes qui souhaitent s’orienter vers ce métier, il faut être prévenu ! En plus de risquer sa vie dans des braquages, il faut qu’ils se méfient des gens qui les entourent. Les trahisons sont imprévisibles et peuvent toucher la famille. Sans scrupules et avec sans froid, les vilains ne font pas dans la dentelle ! Que ce soit par jalousie ou par vengeance mieux vaut surveiller ses arrières. Tel est le revers de la médaille pour les bandits. Traquer par les forces de l’ordre, mais pas que !

 

Mais les méchants ont aussi des valeurs et des principes, même si ça n’est pas le cas de tous.

Le film s’appuie sur une valeur morale au bon goût d’antiquité: l’amitié ! L’amitié sans faille, à toute épreuve… mais ça n’existe plus ça Monsieur ! Aller en prison pour les autres, même sous la torture ne pas trahir, aider au risque que ta femme demande le divorce…

Pour Edmond, être amis, c’est pour la vie. Ce gitan aux principes clairement assumés a signé virtuellement ce pacte indissoluble à l’épreuve des balles et de la prison.

D’autres valeurs sont aussi résolument posées dans le film. L’honneur. Ha ça, la dignité, la fierté… Toute la panoplie de l’homme vertueux… un mirage. Un code bien cadré et très clair. Gare aux faux pas de l’ennemi qui par une attaque déclare la guerre. Un vrai carnage, surtout quand la méthode de riposte s’apparente à la loi du Talion.

Enfin, une autre valeur en voie de disparition : la famille. Elle est sacrée, doit être préservée dans la mesure du possible. La chair de sa chair mérite qu’on la respecte. Ça paraît un peu désuet pour la plupart des gens, mais ça fait du bien de voir que ça existe encore !

 

 

Quelques anecdotes sur le film

 

Alain Delon était pressenti au départ pour jouer le rôle principal. Encore un de ces films où le destin fait bien les choses. Mais ça n’engage que moi. Perso j’ai trouvé Gérard Lanvin vraiment charismatique dans ce film. Assez formidable d’ailleurs. Surtout qu’à son âge, 61 ans, être aussi bien conservé c’est beau.

 

Le film est dédicacé à Bernard Giraudeau, initialement pressenti pour le rôle de Serge Suttel. Malheureusement, ça ne sera pas possible pour les raisons que vous connaissez. Néanmoins le choix final de Tchéky Karyo n’est pas inintéressant, même si en débardeur ça rend tout de même moins bien que Gérard. En rôle de méchant vicieux, ça lui va comme un gant. On se rappelle Nikita, et surtout dans Dobermann où il joue le remarquable Sauveur Cristini, dit la hyène !

 

Le film est parsemé de répliques bien trouvées. Des cassages dont Brice (de Nice) aurait raffolé mais aussi des phrases percutantes que j’ai adorées. Un exemple: « la politique c’est comme l’andouillette. Ça doit sentir un peu la merde mais pas trop » .

 

Enfin, le film s’inspire de la vie d’Edmond Vidal, pour de vrai. Olivier Marchal s’est appuyé sur le récit autobiographique du braqueur mais pas seulement. Il a également bénéficié de conseils techniques de celui-ci sur le tournage. Ce sont d’ailleurs les flashbacks, assez nombreux, qui permettent de reconstituer l’histoire de cette bande de braqueurs, leurs exploits, leurs déboires depuis la naissance de leur gang.

 

 

Pour conclure, ben j’ai aimé !

En passant, âmes sensibles s’abstenir. Non pas pour le sang qui gicle, ni pour les tabassages, ni pour le mec qui se fait frapper à coup de boule de pétanque… mais parce que faire mourir le chien c’est pas cool (non, je ne spoile pas, c’est dans la bande annonce !!). Ils savent en plus que j’aime pas ça et que ça me fait pleurer. J’espère qu’ils feront plus attention la prochaine fois !

 

NDDjou : Zagreb 1 – 7 Lyon Le braquage est définitivement une spécialité Lyonnaise

2 COMMENTAIRES

  1. Oui, il semble qu’un fan d’une horrrrrible discipline (le foot pour ne pas la nommer) se soit introduit dans l’article!
    Mais toutes les photos que j’ai choisi sont là, alors… Je vais être indulgente, mon arc électrique va rester sagement à sa place! 😀

  2. Ah ça fait plaisir de te retrouver, Pikachu. Tes articles réveillent toujours autant en nous l’envie de s’enfermer dans une salle sombre. Cependant une petite pointe de pas toi semble être présente ?!!!! Affaire à suivre … …

Laisser un commentaire