Top Spin 3 (Xbox 360)

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Dans la catégorie des jeux de sport, il existe 2 écoles : les simulations pures et dures (Winning Eleven, NBA 2k, Gran Turismo) et les jeux plus arcades (Fifa, même si ce dernier progresse vers la simulation, NBA Live, GriD).

L’éditeur français PAM Studio a clairement choisi son camp. Top Spin 3 propose un gameplay sans concessions.

A des années lumières d’un Virtua Tennis, PAM Studio vous propose donc un jeu difficile à prendre en main, parfois frustrant, à l’habillage austère et au contenu sans surprises.

L’anti Wii Sports ?

Le gameplay, volontairement élitiste, est centré autour de règles strictes :

  • Le placement est millimétré. Aucune chance de frapper correctement une balle si elle arrive au corps, ou si elle est trop éloignée. La performance lors d’un match est étroitement liée à votre faculté de déplacement.
  • Le timing est d’une précision diabolique. Pour chaque frappe, on « charge » son coup afin qu’il soit le plus puissant possible. Mais il faut lâcher son bras dans le bon tempo, afin que la balle soit frappée le plus près possible de la ligne du corps. Relâchez un peu trop tôt et votre joueur fera une frappe mollassonne bien trop devant lui, relâchez trop tard et votre joueur semblera surpris et renverra comme il peu la balle de l’autre coté du filet. La ou ca devient diabolique, c’est que ce timing change légèrement en fonction du coup que vous voulez sortir (plat, coupé, lifté, amorti, lob), mais aussi du coup que vient de réaliser votre adversaire.
  • La précision est… imprécise. Contrairement à Virtua Tennis, votre coup peut sortir ou rester dans le filet. Un mauvais placement, un mauvais timing, et c’est la faute directe.

Ajoutez à cela les coups risqués à l’aide des gâchettes, avec soit un coup puissant, soit un coup frôlant les lignes (ou les deux cumulés), et vous comprendrez que les possibilités de gameplay sont nombreuses !

Une carrière creuse…

Des matchs simples, des tournois, un mode carrière : tels sont les classiques modes de jeu ‘offline’ mis à disposition. Soyons clairs, là n’est pas la force du jeu. Alors que le mode carrière des précédents opus était une merveille du genre, Top Spin 3 fait clairement marche arrière et offre des saisons bien fades. Vous allez donc enchainer les tournois, un par mois (à choisir parmi deux), et gagner des pts ATP. Chaque victoire en match vous donnera des pts d’expérience pour améliorer votre joueur, et de l’argent pour dévaliser les boutiques. Aucun défi, aucun partenariat avec un équipementier, pas de double, pas de coupe Davis, le vide absolu. Des ‘paliers’ sont présents, avec un début de carrière dans une saison junior, pour passer amateur, puis pro et enfin légende. C’est long, c’est parfois ennuyeux, et c’est tellement dommage de ne pas avoir soigné un peu plus cet aspect du jeu.

… sauf en mode online

Reste le online. Et là, PAM Studio a eu une idée très intéressante. Outre les matchs classiques, vous pouvez participer à des saisons, d’une durée de 2 semaines. Vous allez donc enchainer les tournois, a nombre de tours variable. Les moins dotés sont des matchs simples, car vous démarrez en finale directement. Mais certains se font sur de nombreux tours, et à chaque match, le serveur va vous mettre en relation avec un joueur qui en est au même stade que vous.
L’idée est excellente, même si je me demande s’il est facile de trouver un adversaire lorsque l’on atteint la finale d’un tournoi de niveau élevé.

De plus, mon expérience online m’a laissé un petit gout amer. En effet, vous ne pouvez jouer qu’avec votre joueur du mode carrière solo. Et le serveur ne tient pas compte du niveau de votre avatar lors de la recherche d’adversaire. Avec mon petit Stéphane niveau 52, j’ai pris de sacrés roustes contre des monstres niveau 70+. Frustrant.

Top Spin 3 est donc un superbe jeu, mais il s’adresse à un public averti. Loin du syndrome Wii Sports, nous sommes ici en présence d’un titre pour joueur confirmé, capable d’accepter des heures de jeu avant de commencer à s’accaparer le gameplay. Mais une fois cet apprentissage passé, ce n’est que du bonheur !
Version testée : Xbox 360.

Le verdict

  • Ai-je été bluffé par la réalisation technique ?
    Non. Le jeu est propret, mais ne révolutionne pas le genre.
  • Ai-je pris du plaisir en testant ?
    Clairement. La prise en main est délicate, la phase d’apprentissage est longue, mais le plaisir vient crescendo.
  • Le test fini, ai-je envie d’y rejouer ?
    Évidemment. Je commence à maitriser mes déplacements et mes schémas de jeu, pas question de m’arrêter en si bon chemin !

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