Picross 3D : un jeu qui casse des briques

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Ou quand un monument du puzzle game prend une nouvelle dimension!

Dire que j’ai aimé ce jeu est un doux euphémisme : j’ai adoré, et j’adore, ce jeu. Il faut dire que J’étais déjà fan de la version 2D et je n’ai pas été déçu par le passage à la troisième dimension. Mais je m’emporte et voilà que je commence ce test par la fin. Reprenons les choses dans l’ordre !

Au début était Picross

Je ne vais pas vous refaire l’historique de ce jeu de logique (la page wikipedia est là !) mais je pense qu’il n’est pas inutile d’expliquer le principe pour les novices. Il s’agit donc de noircir les cases d’une grille pour former un dessin en s’aidant des indices logiques, le plus souvent numériques, présents autour de la grille et qui indiquent le nombre de cases à noircir dans la ligne (ou la colonne) concernée.

L’adaptation vidéoludique la plus connue est sûrement Mario’s Picross, sortie en 1995 sur Game Boy, qui aura paradoxalement été un échec commercial en Europe et aux Etats-Unis. Les épisodes suivants ne franchiront d’ailleurs jamais les frontières de l’archipel nippon jusqu’en 2007 avec la sortie de Picross DS sur la console éponyme, suivi aujourd’hui de Picross 3D.

Cet opus a été développé par les petits gars de HAL Laboratory pour le compte de Nintendo et il est sorti en France le 5 Mars dernier, soit un an après sa sortie au pays du sushi.

Bienvenue dans la quatr…troisième dimension

L’originalité de ce nouvel opus est donc le passage à une dimension supplémentaire, qui s’avère être une véritable révolution pour la série. Si le principe du jeu n’est que très peu modifié, le but est toujours de résoudre les puzzles en un temps donné, il faudra cette fois «sculpter» la solution en détruisant les briques inutiles. Ça implique une modification importante des règles à mon sens vu que les erreurs sont immédiatement signalées, donc fini les tableaux complètement remplis mais non validés pour une erreur commise au milieu de la partie ruinant 45 minutes de réflexion intense. C’était sévère certes, mais aussi excellent pour mettre du challenge dans une partie.

Le gameplay a bien sûr évolué pour s’adapter aux nouvelles contraintes induites par une dimension supplémentaire, tout en conservant les bases solides de l’opus précédent. Il est désormais possible de faire pivoter le puzzle dans (presque) toutes les directions de manière fluide et intuitive à l’aide du stylet pour pouvoir attaquer le problème sous tous les angles. J’ai été un peu gêné par l’impossibilité d’effectuer des rotations complètes autour des axes horizontaux (elles sont limitées à 180°), notamment en début de parties pour détruire les colonnes verticales ne contenant aucune case «solution». Je vous rassure ça n’a rien de dramatique, la maniabilité reste un modèle du genre et les solutions retenues par les développeurs s’avèrent parfaitement calibrées sur le fond comme sur le plan technique.

Vers l’infini et au-delà !

Picross 3D contient plus de 350 puzzles et il vous faudra un temps fou pour tous les terminer. Ajoutez à cela un éditeur de tableaux très bien pensé, qui vous permet de créer une figure et de générer automatiquement le Picross associé, et vous obtenez une durée de vie quasi-infinie ! On regrettera par contre le manque global de difficulté. Même en terminant tous les niveaux parfaitement, i.e. sans faire de fautes et en respectant l’objectif de temps, il faut attendre les tous derniers puzzles du jeu pour être pressé par la montre. C’est d’autant plus frustrant qu’on est obligé de réaliser les niveaux dans un ordre imposé : d’abord les niveaux du didacticiel, puis ceux du niveau facile, et une fois ceux-ci terminés on débloque la première étape du niveau intermédiaire, et ainsi de suite. Autant vous dire que vous ne vous frotterez pas à des cubes de 10 cases de côté de si tôt !

La fin de chaque puzzle donne lieu à une petite animation mettant en scène l’élément que vous venez de sculpter. Plutôt réussies dans l’ensemble, elles permettent de mettre un peu de peps dans un titre qui aurait pu être assez austère. D’ailleurs, la bande son n’est pas transcendante mais elle accompagne bien l’action, notamment quand on entre dans la dernière minute du compte à rebours.

J’ajoute qu’il est possible de sauvegarder un puzzle en cours pour le terminer en plusieurs fois, ce qui rend le jeu idéal pour vous accompagner lors de vos trajets en transports en commun par exemple.

The End : La Fin

Picross 3D est une franche réussite et à moins d’être allergique au genre vous devez absolument vous le procurer de toute urgence. Et pis c’est tout !

2 COMMENTAIRES

  1. Je parle de l’espèce de buzzer qui sonne toutes les 15 secondes pendant la dernière minute. C’est moins efficace qu’une musique accélérée mais ça suffit à mettre un bon coup de pression^^

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