Pixel Dungeon

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Je suis un Rogue like gratuit sur Android, je suis encore en bêta et pourtant déjà excellent, je suis addictif au point de vous faire oublier de dormir, je suis ? Je suis ?

La Mer Noire ! Euh non, je suis Pixel Dungeon. C’était pas dur en plus c’est le titre de l’article !

(D)rogue-like

Je m’aperçois en commençant cet article que les moins de 20 ans n’ont peut-être jamais posé les mains sur un rogue-like. Pas que j’en ai fait des tonnes moi-même hein, je ne suis pas si vieux que ça, mais suffisamment pour éclairer la lanterne de nos jeunes camarades biberonés aux FPS.

On parle ici de jeux d’aventure et d’exploration qui se déroulent traditionnellement en vue de dessus et au tour par tour. Pour faire court, ça sent le jeu de rôle à papy à plein nez : balancer seul et à poil dans un souterrain (donjon, tour, centre commercial, cave de cité,…) il va falloir trouver et identifier du matos pour essayer de survivre le plus longtemps possible aux assauts d’une population locale en général assez hostile. Petite subtilité, on y meurt souvent, très souvent, et on recommence au début, au tout début, à chaque fois. Pour simplifier le tout, le plus souvent les niveaux sont générés aléatoirement entre chaque partie et le stuff change de caractéristiques.

Quand c’est bien réalisé et bien équilibré le résultat est plus addictif (et plus fun) qu’une dose de crack. Déjà, les parties ne se ressemblent jamais vraiment ce qui limite le ras-le-bol après la quinzième visite du premier niveau en quinze minutes. Ensuite, le mélange de frustration et de résignation après être mort bêtement empoisonné par de la nourriture avariée alors qu’on venait de trouver le set ultime est juste suffisant pour motiver un classique : « Bon allez, juste une petite dernière ! »

D’ailleurs ça explique en partie pourquoi j’ai mis 15 jours à écrire cet article vu que je lance une nouvelle partie toutes les 2 phrases.

Pixel Dungeon, un nain dispensable

Je m’aperçois en terminant cette intro que le rogue-like n’a en fait pas du tout disparu du paysage vidéo-ludique. La série des Shiren a occupé plus d’un barbu ces dernières années par exemple, mais c’est surtout The Binding of Isaac qui a ramené le genre sous les feux de la rampe. A ma décharge je n’y ai pas (encore) joué… Mea culpa, mea maxima culpa.

Je ne comparerai donc pas Pixel Dungeon au mètre étalon du moment, je me contenterai de vous dire de foncer sur ce diamant brut.

Pixel Dungeon reprend scrupuleusement les caractéristiques du genre en axant le gameplay sur l’utilisation des potions et des parchemins. Impossible de passer à côté puisque sans eux pas d’augmentation de force, donc pas de stuff. Et passé les 2-3 premiers niveaux il vaudrait mieux ne plus être en slip sous peine de se faire dépecer par le premier malandrin venu, car Pixel Dungeon est difficile. Très difficile. Attendez vous à mourir comme une merde dès les premiers étages 80% du temps ! Et à l’opposé de temps en temps vous tombez sur la partie parfaite et vous mettez le donjon à sac sans suer une seule goutte. Ce déséquilibre apparent est dû au fait que la version beta ne compte que dix niveaux et les vagues de chance n’ont pas toujours le temps d’être compensées par un tsunami de poisse. Il arrive aussi que le destin vous rattrape et vous fiste avec du verre pilé arrosé de harissa alors bon ça se compense.

En plus d’être un bon rogue like, Pixel est un très bon jeu mobile. Rapide et pas prise de tête, 2 qualités qu’on apprécie tous sur le trône, il se paye le luxe de répondre au doigt et à l’oeil et de gérer le pinch to zoom comme un grand. Autre fonctionnalité over the top comme dirait Stallone, la sauvegarde automatique n’est jamais prise en défaut. C’est tout con mais c’est très appréciable.

Le meilleur est à venir

Pixel Dungeon est déjà un bon jeu et il a tout pour devenir un très bon jeu. Les updates s’enchainent rapidement et corrigent les quelques lacunes du jeu en y ajoutant un peu de substance et de fantaisie. Ça sent très bon pour la suite ! Prochaine étape cruciale dans le développement du jeu, l’augmentation du nombre de niveaux et l’introduction de nouveaux ennemis : j’ai hâte !

Pour une fois qu’on a une exclusivité Android qui tient vraiment la route, ce serait pêché de ne pas y jouer ! En plus c’est gratuit et le dev est super disponible notamment via le tumblr officiel du jeu.

Have fun ! C’est un ordre.

4 COMMENTAIRES

  1. Donc si je comprends bien ton article c’est normal que je suis en train de m’arracher tout mes cheveux parce que je n’arrive pas à dépasser le troisième étage du donjon … Pire que Binding Of Isaac

  2. Plop.

    Après un article si bien écrit, je n’étais qu’en obligation d’essayer ce dit Saint Graal des applications téléphoniques ! Malheureusement à vrai dire, car ce jeu ne m’a poser que des problèmes (joke & serious) :
    -Après une installation rapide, je me lance dans l’aventure et me rend rapidement compte que je vais faire un nombre incalculable de parties.
    -Un jeu qui se renouvelle grâce à son système de génération aléatoire, donc on ne se lasse pas des 59èmes premières parties.
    -Une grosse frustration quand on arrive à la 60ème partie sans avoir dépassé le niveau 5 (15 niveaux) , qui vous a de 1) coupé de tous contact sociaux pendant 1 semaine, de 2) ramolli le cerveau.

    En bref, je me suis tout d’abord retrouvé face à un super jeu original, pour me rendre compte que ce dernier n’est vraiment qu’en phase d’essai car pas mal de choses sont à calibrer, notamment la difficulté par niveaux.
    Mais effectivement, vivement les prochaines mises à jour ! 😉

    Anost.

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