Stake Land

1

Vague d’hémoglobine sur Ludomaniaque pour la critique de Stake Land, à l’occasion de sa sortie en blu ray et DVD.

Stake Land est un film de vampires sorti chez nous directement en DVD et BR le 4 octobre dernier. Dans la frange dure d’un genre sur-représenté, il s’est fait remarqué par les cinéphiles et figurait notamment à l’affiche de la dernière édition de l’Étrange Festival au Forum des Images.

 

 

Un road movie apocalyptique

Après avoir assisté au massacre de sa famille par une créature de la nuit, Martin est secouru par Mister, un ténébreux chasseur de vampires. Lancés sur les routes américaines vers New Eden, un hypothétique refuge préservé du chaos, ils vont se construire une famille et chercher, à leur manière, le salut.

 

 

L’anti-Twilight

Pas de sparkling emos à l’horizon ici mais des prédateurs bestiaux assoiffés de sang. De vrais vampires en somme, de ceux qui terrorisent, de ceux qui croquent. Le film ne laisse d’ailleurs pas la place au doute en plaçant le curseur de violence bien haut dès la première scène. C’est brutal, c’est crade, c’est malsain et ça fait du bien.

 

 

Stake Land a beau se placer dans un univers vampirique, il se rapproche d’avantage du film de zombies. Par son univers apocalyptique d’une part, par cet ennemi presque animal d’autre part.

Mais Stake Land n’est pas non plus réduit à sa composante action, il explore également d’autres voies.

 

Un goût d’inachevé

Il explore tellement qu’il en devient finalement brouillon et frustrant.

On sent très vite que l’invasion de vampires n’est qu’un prétexte, un paravent qui laisse transparaître une critique ou tout du moins une réflexion sur la nature humaine. Mais le message est brouillé par des signaux discordants, tiraillé entre une approche psychologique et des incursions régulières dans le registre du fantastique de divertissement.

La compréhension du message du réalisateur n’est d’ailleurs pas facilitée par la structure même du récit. En effet, les arcs narratifs se croisent et se décroisent sans cesse, à l’image des personnages secondaires qui vont et qui viennent de manière anarchique.
Au final, Stake Land laisse trop de parenthèses ouvertes et trop de questions sans réponse pour espérer recevoir l’adhésion du spectateur.

Ce n’est pas un mauvais film – il est plein de bonnes idées et il est servi par un casting convaincant par exemple – mais il paye cher le fait de ne pas avoir choisi son camp entre film d’horreur et réflexion intellectualisante. Le produit fini aurait mérité d’être plus cadré, et les idées d’avantage canalisées pour offrir une lecture plus claire.

1 COMMENTAIRE

Laisser un commentaire