Un coup de sabot ça fait bobo

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Ma dernière aventure équestre est intimement liée à mon article sur « la prudence » qui ne fait pas tout…
En effet, le lundi 20 juin après midi, j’ai pu assister à mon premier vrai accident équestre.
De près, vu que j’étais l’actrice principale…Ce n’étais pas un après midi comme les autres… Je devais terminer nos valises pour partir une semaine sur le continent.

Je n’avais pas eu le temps de voir Pitounet la veille et je voulais absolument passer le voir avant de partir pour lui donner ses carottes et le nettoyer un peu. Je pars donc avec « empressement » vers les écuries et le champ où se trouve Pitpit.

Des carottes et une pomme…

Une fois arrivée au club, je vais chercher mon licol et ma longe et je veille à prendre une pomme et des carottes.
Je prend  des choses à donner à manger pour Tseka surtout parce qu’après je ne retourne pas la voir (alors que Peter a des choses à grignoter le temps que je m’en occupe).
Je veille toujours aussi à garder un morceau (pomme ou carotte) pour féliciter Pitounet s’il vient vers moi…

Je vais donc dans un premier temps voir Tseka. Je lui donne toutes les carottes que j’avais en main.
Il ne me reste que la pomme pour Pitpit. Il n’est pas très loin d’ailleurs et termine gentiment les quelques brins de foin qu’il lui reste à manger. Près de lui son ami de toujours, Asco. D’autres chevaux sont aussi à coté, mais je ne fais pas trop attention à eux.

J’appelle Peter mais il n’a pas envie de venir… Comme les minutes sont comptées (j’ai le reste des affaires à préparer pour le voyage) je vais vers lui pour faire plus vite et lui présente la pomme (que je n’ai pas pré-découpée).
Il croque comme à son habitude (il ne prend pas toute la pomme dans la bouche pour ne pas s’étouffer) mais un morceau de pomme tombe par terre…
Comme les autres chevaux sont à coté je me penche pour ramasser le morceau et…

PAF ! Vive douleur dans les fesses !

Je tombe par terre. Je me retourne et là je vois des postérieurs au milieu de mes jambes qui me piétinent… Je crie pensant éloigner le cheval et essaye de m’extirper de cette mauvaise situation le tout en étant assommée par la douleur.

Heureusement les autres chevaux ne se sont pas énervés et n’ont pas bougé une oreille.

J’arrive à me redresser mais je ne sais pas bien dans quel état je suis (mon pantalon est complètement déchiré derrière et je ne saigne pas).
Ayant trop mal j’abandonne « momentanément » l’idée de m’occuper de Peter.
Je vais vers la salle de bain du club pour mettre de l’eau froide, je prend au passage 15 granules d’Arnica…
Je ne vois quasiment pas ce que j’ai mais j’ai mal.

Psychopathe que je suis, après avoir vu que ma jambe n’était visiblement pas trop amochée, je vais m’occuper de Peter (je retourne le chercher, le brosse et lui graisse les pieds)… Je vous avoue que j’ai fait super vite parce que ça faisait mal…
Une fois ma mission accomplie je retourne chez moi en voiture.

Ce fut 15 minutes de conduite atroces. Arrivée chez moi j’ai pu bien prendre conscience de mon état. Mon mari aussi d’ailleurs qui a eu un choc en me voyant.
J’avais des bleus sur les jambes (3) et une douleur diffuse et un bleu sur la fesse…
J’ai pris un antidouleur, mis de la glace et je me suis allongée.

Je n’ai pas voulu aller aux urgences et risquer de ne pas partir en vacances…
Je vous déconseille ce genre d’attitude ! « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais… »

J’ai passé une semaine assez rude (dur de faire de la route en voiture, marcher…) mais c’était pour faire plaisir à des gens qui le méritent (ma fille, mon mari et des amis à nous qui se sont mariés).

Gros bobo et beaucoup de chance

La dure réalité est réapparue une fois que je suis allée voir le médecin (une semaine après le coup).
L’échographie est là pour confirmer la sentence : deux « jolies » poches de sang se cachent dans mon muscle fessier et durcissent…

Je crois que je ne vais pas monter à cheval pendant quelques semaines… Je vais tout faire pour que ça passe vite mais, vu ce que m’ont dit les médecins, peu de chance que ça se fasse rapidement…

En résumé je suis HYPER chanceuse dans cette histoire malgré tout.

Bien que de nombreuses fautes tapissent mon après midi (l’empressement, la pomme, le groupe de chevaux, ne pas aller aux urgences) j’ai eu la chance d’être tapée à cet endroit (pas sur la colonne vertébrale ou sur un os de la jambe mais l’endroit le plus gras de mon anatomie), de ne pas être tapée par un cheval ferré des postérieur, que les autres chevaux ne se soient pas emballés, d’être encore vivante et arrivant même à m’asseoir sans avoir trop mal.
Je pense que je prendrai beaucoup plus de précaution maintenant… A bon entendeurs… 🙂

1 COMMENTAIRE

  1. Bein dis donc ! Ca me rappelle ma mésaventure de l’autre jour: je pars en balade à pied avec ma jument, on s’arrête, elle broute et moi je vois une paille pendouiller sous son ventre. Je m’avance pour lui enlever et j’ai à peine le temps de toucher la brindille que son postérieur part droit sur mon genou. J’ai tout sentie bouger à l’intérieur. La trouille de ma vie ! Surtout qu’il me restait à marcher encore une heure… Mais pas un bleu, pas de gonflement, rien. Une chance incroyable là aussi 😉

  2. Cela fait un moment que je suis tes aventures. Le coup de pied doit être très douloureux, je te souhaite un bon rétablissement!
    Et surtout, prudence est mère de sureté 🙂

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