Yakuza : l’ordre du dragon

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Le film de clôture de cette belle nuit de cinéma ne s’inscrit pas vraiment dans la lignée du nanar à gros budget largement explorée par ces deux prédécesseurs. On est d’avantage dans le cinéma de genre et n’étant pas vraiment amateur de cinéma nippon je n’ai pas été emballé par ce choix. Difficile de se faire un avis quand en plus on n’a jamais joué au jeu retranscrit sur grand écran…et qu’il est 5h du mat’.

N’ayant jamais essayé le jeu de SEGA, je m’étais fait une idée de Yakuza complètement différente de ce que laisse penser le film. Pour moi, Yakuza c’était d’avantage L.A. Noire que Naruto, et bien on dirait que je me suis planté…

Cette adaptation du jeu de SEGA est réalisée par une vedette du cinéma japonais, Takeshi Miike, à qui l’on doit Ichi the Killer et Crows Zero entre autres. Un gage de qualité je ne sais pas, un gage de Japon c’est certain. Je rappelle pour les cancres du fond de la classe que 1 Japon = WTF².

Je suis bien emmerdé pour vous raconter le pitch vu que l’heure tardive et le fouillis de l’action ont brouillé ma compréhension, mais je vais quand même tenter ma chance. Kiryu, le personnage principal, est un yakuza qui vient juste de sortir de cabane. Comme se réinsérer dans la société c’est vraiment trop mainstream, notre héros se lance dans un périple périlleux à la recherche de la mère de la jeune Haruka. Bien sûr, pour cela il va devoir se fritter avec la moitié de Tokyo dont notamment les clans mafieux rivaux. En parallèle, on suit la descente aux enfers d’un couple de jeunes japonais dans l’engrenage de la délinquance. Ah ouai, il y a aussi une histoire de mercenaire/barman coréen qui m’est passée largement au-dessus de la tête.


Le tout est mis en scène de manière assez confuse avec des interceptions fréquentes entre les arcs narratifs et un mélange d’atmosphères assez brutal. On passe de scènes très sombres à des jaillissements humoristiques, de l’ultra violence au sentimentalisme dégoulinant, etc. C’est simple, on se croirait dans un (mauvais) manga. Cette impression est encore renforcée par une galerie de personnages très… Japonaise. Sérieusement, entre les Yakuzas dotés de super pouvoirs, le caïd invincible qui joue de la batte comme Olivier Atton joue du ballon, le cave qui négocie ses infos contre une bonne raclée, et les autres, mon cœur balance (jusqu’au mal de mer). Pourtant le casting ne s’en sort pas trop mal, à deux notables exceptions : l’acteur qui joue Kiryu est aussi expressif qu’un Steven Seagal en plein « Je te tiens par la barbichette » et la moitié féminine du couple de délinquants en herbe est tout simplement horripilante de surjeu.

Au final, Yakuza est un film très spécial qui s’il n’est pas raté aurait mérité un peu plus de cohésion pour être plus accessible à un public impie.

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