Dans ma bulle de Babs #7

Le grand retour des « Dans ma bulle de Babs ».

Tellement de choses se sont passées entre le #6 et aujourd’hui. Forcément me direz-vous, il s’est écoulé deux ans et demi ! Je ne vais pas me lancer dans l’aventure d’un récapitulatif des trente derniers mois, rassurez-vous. Je vais juste vous parlez des décisions qui ont abouti à notre vie aujourd’hui.

Je fais partie des gens fatalistes (ou qui se cachent derrière la fatalité comme d’autres derrière la religion) et lorsque ma vie rencontre une embuche, un contretemps ou un malheur j’essaie de le rendre le plus positif possible en adaptant ma réponse à cet « incident ». J’embarque avec moi ma famille forcément (parce que sinon ce ne serait pas drôle) et il faut parfois faire des compromis, s’adapter, contourner, rebondir.

J’irai où vous irez!

L’année dernière, un déclic s’est produit, nous emmenant à partir de Corse. Nous avons fait ce choix en moins de deux semaines, après de nombreuses nuits blanches à réfléchir au pour et au contre. Nous avons fait ce choix à trois. Ce n’était pas simple mais, à notre sens, c’était nécessaire. Quitter notre île, où je suis née, où Florence est née, où nous avons notre famille, nos amis, nos animaux, notre confort ? Partir à Poitiers qui plus est ?! Pour faire simple les gens nous ont pris pour des allumés. Moi ça me va bien cette expression parce qu’elle renvoie au terme éclairés qui est bien plus significatif.

Il faut savoir se rendre compte de la chance qu’on a. L’herbe n’est évidemment pas plus verte ailleurs, mais partir c’est découvrir qu’ailleurs il existe autre chose ! Ces autres choses, nous en avions besoin tous les trois autant professionnellement, scolairement que culturellement. Pour remettre dans le contexte, tout s’est décidé bien avant la covid-19, au mois d’octobre 2019. Un matin, avant d’aller travailler, brosse à dents à la main, l’éventualité s’est posée. Et si nous partions l’année prochaine ? Qu’aurions-nous à y gagner, à y perdre ? Très rapidement les cotés positifs se sont dégagés avec un aspect apparu comme une évidence : l’envie de se recentrer sur nous trois. C’est égoïste, mais pas tant que ça. Si nous sommes bien tous les trois, nous serons d’autant mieux avec notre famille et nos amis. Le premier confinement nous a permis de faire un test presque grandeur nature, et il a confirmé ce que nous imaginions.

Quand on arrive en ville

Un peu comme lorsque nous sommes partis au Japon, la tête pleine d’images et d’envies, nous sommes arrivés à Poitiers en nous imaginant dans une vie de citadins, en appartement dans une « petite » grande ville. C’est effectivement ce qui est arrivé, en beaucoup plus riche que ça. Nous découvrons ici de nouvelles habitudes, une nouvelle culture, des gens gentils (en disant ça je ne veux pas opposer les corses et les poitevins mais il faut admettre que les gens ici sont d’un cool et d’une gentillesse déroutante), une liberté que nous n’avions pas forcément. Je pense ici surtout à Florence qui découvre un lycée où les jeunes ne sont pas stigmatisés lorsqu’ils sont « différents », ils sont libres d’être ce qu’ils veulent (dans la limite du respectable bien évidemment) et elle n’a pas eu de difficulté à s’intégrer.

J’avoue que moi aussi je me sens bizarrement plus libre. Le regard des autres n’est pas aussi pesant ici qu’à la « maison ». J’ai par exemple acheté un chariot pour aller au marché. Jamais je n’aurai osé en Corse. Vous me diriez que c’est stupide et vous auriez bien raison, mais ça ne se contrôle pas! Nous ne nous leurrons tout de même pas et nous attendons avec impatience le retour en Corse pour retrouver la famille et les amis en vacances pour Noël. Mais pour l’instant c’est assez mal engagé…

Au fait, ce premier confinement m’a donné envie de faire de la guitare ! J’ai encore de longues heures à passer avant de me considérer comme une guitariste mais ça me fait du bien. A l’occasion j’essaierai de me filmer pour vous montrer qu’avant d’être bon, il faut accepter d’être mauvais ! 😀

Bonus jeu « Harry Potter, Puzzles & Spells »

Sabrina, qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour te faire plaisir… Notre amie nous a demandé de jouer à un jeu sur téléphone portable pour lui envoyer des vies. Le principe est similaire au célèbre Candy Crush mais dans un univers Harry Potter. Evidemment nous avons répondu présents et ça fait bientôt 1 mois que nous y jouons. Alors comme tous les jeux de ce type c’est du « occasionnel », il ne faut pas se laisser avoir par le coté « monétisation » mais il est assez sympa. Notre team est composée de 27 joueurs sur 30 (Sabrina était seule au départ!) c’est assez drôle de voir comment ça s’est développé. En tout cas si vous cherchez un petit jeu sans trop de prise de tête celui là est très bien.