House, le méchant magnifique

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C’est peu dire que d’avouer que j’ai commencé à regarder Dr. House sous la contrainte. Ce n’est pourtant pas faute d’entendre à droite et à gauche de nombreuses louanges sur cette série et l’incroyable performance d’Hugh Laurie. Parmi mes proches déjà contaminés, beaucoup me balançaient même à la figure l’argument imparable : « toi qui es si méchant, ça ne peut que te plaire… ». Voilà, en une phrase vous connaissez maintenant l’effroyable réputation que je traîne auprès de mes amis…

17 saisons de séries médicales ( près de 300 heures) au compteur

Mais solide sur mes convictions je ne craquais pas, lassé que j’étais des séries hospitalières. Il faut dire que Barbara en est particulièrement friande, et que l’on a enchaîné 10 saisons d’urgences et 7 saisons de Grey’s Anatomy… Alors j’avais je pense le droit à un répit bien mérité.
Vous l’aurez compris, mes convictions si solides soient-elles volent bien trop facilement en éclats devant un sourire malicieux de Barbara, et me voilà donc ronchonnant dans ma barbe en regardant le 1er épisode de la saison 1.

Plutôt têtu de nature, hors de question pour moi de capituler. J’ai donc entrepris très vite un démontage en règle de la série pendant environ 6-7 épisodes, animé par une mauvaise foi certaine : « c’est vraiment exagéré, c’est stéréotypé, c’est toujours la même chose, c’est pas crédible pour deux sous… »

3 mois plus tard, je m’apprête à regarder, dans quelques minutes à peine, le 17e épisode de la 6e saison. J’ai cessé de lutter, je ne me débats plus. Si je m’accrochait à ce qu’il me reste de mauvaise foi, je dirais que la sublime Jennifer Morrison est la seule raison de ma capitulation. Mais non, je dois avouer mon erreur. Je suis scotché à cette série moi aussi.

Ode à la cruauté

Pourtant, absolument tous les défauts détectés dès les premières minutes de la série sont pour moi toujours présents. Certains s’accentuent même de saison en saison, avec des personnages secondaires qui frisent parfois le ridicule et ne feraient pas tâche dans les feux de l’amour. Mais cela n’a que peu d’importance tant je suis hypnotisé par Gregory House. Peu importe l’énigme médicale, la pseudo histoire de coeur de Foreman ou les décolletés de Lisa « je kiffe le sado-masochisme » Cuddy. Chaque épisode est pour moi l’occasion de guetter LA répartie culte qui jaillira en toute nonchalance de la bouche de ce méchant magnifique.

Épargnez-moi les violons et tout le coté mélo du méchant qui est en fait un gentil mais qui doit faire le méchant pour prouver qu’il est gentil parce que des méchants ont trop fait souffrir son coeur en guimauve de gentil… Non, House représente clairement pour moi un fantasme de liberté absolue, d’intelligence non bridée par un quelconque formatage social, de monde parfait ou chaque fait découle d’une explication logique. L’intelligence et la liberté ne peuvent qu’engendrer une merveilleuse méchanceté gratuite, avec tendance sadique psychopathe.

Et d’un coup, je m’aperçois que mes amis me connaissent finalement assez bien…

3 COMMENTAIRES

  1. Autant je regarde avec plaisir quand je tombe dessus à la télé, autant regarder ça en intensif me parait difficilement supportable. Comme tu l’as dit, le personnage est très intéressant mais qu’est-ce que c’est répétitif !

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