Infamous 2

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Cole et ses pouvoirs électriques débarquent à New Marais, sortez les paratonnerres !

Infamous 2 est sorti début juin, soit un peu plus de deux ans après son prédécesseur. Toujours développée par Sucker Punch (les heureux parents de Sly Racoon entre autres), la licence est une exclusivité PS3. Et quelle exclu ! Le genre de jeu parfait pour réconcilier les joueurs avec la console de Sony après ses récents déboires avec la flibuste du net.

Infamous 2 s’inscrit dans la suite directe du premier épisode. Après les évènements d’Empire City, Cole se rend à New Marais à la recherche d’un moyen de détruire la Bête, une créature gigantesque qui ravage tout le pays sur son passage.

Le nouveau terrain de jeu de notre pile électrique s’inspire de la Nouvelle Orléans post Katrina. À l’arrivée de notre héros, la ville est sous le joug de la milice paramilitaire de Joseph Bertrand qui cherche à purger les alentours des «déviants». Mais ce n’est pas la seule menace qui rode dans les marais…

Le scénario n’est pas inoubliable et sa mise en oeuvre a un petit côté nanar mais il est suffisamment bien mené pour maintenir l’intérêt du joueur et la cohérence du récit. Et puis avouons le, c’est quand même rafraîchissant d’incarner un personnage qui n’est ni un héros sans peurs et sans reproches, ni le mal incarné. D’ailleurs, votre alignement joue un rôle dans le déroulement de l’aventure puisque votre karma influence le comportement des habitants de New Marais à votre égard et vous permet également de débloquer des pouvoirs spécifiques. Certaines missions vous mettent ainsi face à un choix moral, offrant deux dénouements distincts. Si ces choix n’ont pas un impact énorme sur l’histoire, ils ont le mérite de contribuer à la bonne rejouabilité d’un titre déjà doté d’une durée de vie conséquente (15-20h par partie en prenant son temps, sans compter les missions créées par la communauté des joueurs).

On passe donc des heures à explorer avec plaisir un terrain de jeu gigantesque et totalement ouvert . La ville de New Marais est magnifique, avec des quartiers pleins de cachet et grouillants de vie. Tant sur le plan graphique que sur celui de la direction artistique, cette composante du jeu est une réussite. Le côté comics est également très bien rendu, notamment au niveau des personnages et en particulier les membres des différentes factions d’ennemis.

C’est justement ce style, cette ambiance, cet univers qui m’ont plus. Peut-être plus sur la forme que sur le fond d’ailleurs grâce à une foule de petits détails qui montrent le soin apporté par les développeurs à leur création. Un des aspects les plus sympa est l’intégration des éléments de gameplay dans l’univers, je pense notamment aux objets à collecter justifiés par le scénario ou encore la gestion astucieuse des zones accessibles (les zones ne sont pas bloquées mais privées de courant, ce qui rend leur exploration difficile). On retrouve le même souci du travail bien fait au niveau narratif et le récit avance autant via les différentes cut-scenes qu’à travers les télévisions de la ville qui diffusent des flash info (par exemple). On appréciera aussi les clins d’oeil à d’autres jeux célèbres sur les frontons des cinémas de la ville.
C’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup, ça veut dire qu’Infamous 2 ne prend pas le joueur pour un con !

Niveau gameplay, le jeu repart sur les bases de l’opus précédent et ajoute un bon paquet de pouvoirs à la panoplie de Cole pour un résultat final complet et très varié. La montée en puissance de notre héros est d’ailleurs très bien rendue, tout comme son orientation vers le bien ou le mal, et la manière de jouer évolue clairement au cours de l’aventure. L’ergonomie des contrôles étant tout à fait satisfaisante, il devient vite assez jouissif de parcourir la ville en semant le chaos dans les rangs ennemis !

Le seul reproche que je dois faire a Infamous 2 concerne les déplacements. Si Cole est un pratiquant de Parkour expérimenté comme on nous l’explique au début du jeu, il a une fâcheuse tendance à s’accrocher n’importe où et n’importe comment. Ça fait un peu mal au fondement de voir ce type qui déclenche des tempêtes électriques et ride les câbles électriques refuser de passer un putain de rebord de 5 cm de haut et galèrer une demie heure pour descendre d’une cheminée à la con. N’est pas Ezio qui veut !

En résumé, Infamous 2 a largement mérité son Djou’s Seal Of Approval. Avec sa durée de vie conséquente, sa diversité et son univers, il s’impose sans problème comme une référence. Et son petit côté série B n’est pas pour me déplaire 😀

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