Batman Arkham Knight

Troisième opus de la série, Batman Arkham Knight, a été un de mes premiers jeux sur PS4. Je n’avais pas eu la chance de jouer aux autres volets de la série (mis à part un test rapide d’Arkham Asylum), et je ne m’attendais pas à ce qu’il soit aussi prenant. En fait, il a réussi le tour de force de me faire lâcher un autre Block Buster : The Witcher Wild Hunt (que j’ai repris depuis). En fait, ce jeu correspondait tout à fait à ce qu’il me fallait en ce moment. Un jeu qui puisse se jouer en sessions courtes, mais qui donne envie de continuer à jouer.

Petit pitch : L’épouvantail menace d’intoxiquer toute la ville de Gotham avec sa toute nouvelle toxine de terreur. Du coup, tous les habitants ont fui, et il ne reste que la racaille. Bon, c’est bien pratique du coup, Batman peut taper sur tout ce qui bouge, à part les forces de l’ordre (débordées), il ne reste plus que des vilains pas beaux. Ce choix, très critiqué, facilite sûrement l’aspect technique et scénaristique du jeu, mais n’altère pas trop (à mon goût) son intérêt.

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D’un point de vue technique le jeu est magnifique, l’univers très sombre est immersif à souhait. De plus, les personnages ont une réelle présence et un univers bien à eux à chaque fois. L’ambiance musicale (très proche des films batman du moment) accompagne très bien cet univers sombre. Sur PS4 le jeu est fluide et ne présente absolument aucun problème technique au moment de mon test.

NERVEUX

Un seul mot peut résumer la première impression que m’a laissé Batman : Nerveux.

Les combats sont divins à gérer, attention, si ça a l’air bourrin à regarder, vous ne vous en sortirez pas en martyrisant la touche Carré, en effet, les esquives, contres et autres gadgets sont essentiels à la survie du chevalier noir au cours des combats. De plus, il faut préparer les attaques, isoler les ennemis, les piéger et les abattre sans que les autres n’aient pu s’en apercevoir. C’est cet aspect des combats, un mix entre furtivité et gros bourrinage que j’ai particulièrement apprécié.

La Batmobile est enfin disponible sur Arkham Knight, et quelle Batmobile ! Canon, propulseurs, déplacements dans tous les sens… Les combats contre les autres véhicules sont eux aussi très prenants. Batman prendra un malin plaisir à tout fracasser et à faire des cascades toujours plus impressionnantes dans une ville désertée de ses habitants. Petit bémol, les partie détruites de la ville se régénèrent comme par magie. Il semblerait que les services de la voirie et les entreprises de maçonneries soient vraiment très efficaces et à cheval sur l’importance de leur travail à Gotham… ou alors c’est peut être le super héros de la maçonnerie qui est derrière tout ça !

Et les mauvais côtés me direz vous ? Car oui, passée cette première impression, le jeu est assez répétitif. On cherche des indices, on pète quelques os, on poursuit des méchants. Même si les missions sont variées, et les histoires intéressantes, le réel défi relève souvent dans la gestion d’un combat contre des adversaires nombreux, et de mieux en mieux armés (les ninjas sont vraiment dangereux avec leurs sabres).

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Pour moi, le vrai défi a été de trouver la solution de certaines énigmes de l’Homme-Mystère (pour lesquelles il faut parfois très bien connaitre l’univers de Batman). En effet, si le jeu est assez scripté, et plutôt facile (en mode normal, le mode cauchemar porte bien son nom), il y a quelques énigmes particulièrement tordues.

En plus de la Batmobile, dans cet épisode, on retrouve quasiment tous les super méchants de la série Batman. Si ils ne sont pas vaincus directement, ils auront au moins droit à un clin d’œil. Ce petit côté exhaustif, et fan service ravira les vrais fans de l’univers de Batman, les autres ne verrons sûrement pas la différence.

Indémodable

Batman est un monument, oublié le côté kitch et bon enfant que pouvait avoir le personnage dans les séries, films et animés des années 80. Maintenant il est torturé, plus humain, mais aussi plus sombre. Il a parfaitement su s’adapter pour rester à la mode (comme quoi, avoir un super pouvoir d’achat…).

Au final Batman Arkham Knight est un vrai bon jeu. Nerveux sans être bourrin, très adapté à des sessions de jeu courtes, il peut être terminé en une dizaine d’heures, même si le finir à 100 % prendra bien entendu plus de temps. Au fil du jeu, les clins d’œil, les évolutions de la ville et de son protecteur, qui sont profondément touchés par les événements, sont très bien pensés. Le scénario (primordial pour moi) est bon, très bon.

Finir le jeu à 100 % permet de voir la vraie fin. Cette fin mérite vraiment d’être vue. Même si elle n’a pas comblé totalement ma grande exigence en ce qui concerne l’histoire d’un jeu, elle met un point final brillant à la série des Arkham.

Batman Arkham Knight est disponible sur PC, PS4 et Xbox One. Version testée : PS4.
Prix : environ 40€.