Call Of Duty Black Ops 2

Au moment de commencer la rédaction du test de ce Call Of Duty Black Ops 2 je me retrouve bien emmerdé. Que dire sur un jeu dont on a déjà tant parlé ?

Au moment de commencer la rédaction du test de ce Call Of Duty Black Ops 2 je me retrouve bien emmerdé. Que dire sur un jeu dont on a déjà tant parlé ?

Je ne suis pas fan de la licence alors peut-être devrais-je rejoindre le camp des haters, clamer haut et fort que ce jeu est une insulte au bon goût destiné à lobotomiser un peu plus les débiles qui y jouent et vomir tour à tour sur le jeu et ses joueurs ? C’est vrai que ce COD est sanguinolent à l’extrême, qu’il est racoleur limite pervers, que son level design et sa durée de vie sont médiocres mais si ce n’était que ça Activision n’en vendrait pas des millions d’exemplaires chaque année, si ? Après tout, le solo de Black Ops 2 doit-il vraiment servir de base pour juger un jeu plébiscité pour son multijoueur ? Je ne joue pas en multi en général, enfin sauf à l’ancienne tous réunis devant le même écran, donc pourquoi irais-je descendre BO2 pour son solo anecdotique ? Ce n’est qu’au mieux une relique d’un passé où le solo était roi, au pire une excuse pour faire parler du jeu grâce à un scandale de pacotille et justifier une taxe annuelle sur la crédulité des joueurs qui repaient pour jouer inlassablement au même jeu. Je sais de quoi je parle j’achète un jeu de foot par an !

Oh la belle rouge !

Puisque la haine est exclue pourquoi ne pas rejoindre le camp des cyniques, ceux qui prennent un air détaché et impertinent, qui régalent de bons mots et s’amusent aux dépends de leur sujet ? C’est vrai que le jeu s’y prête, quand par exemple il ressemble plus à Forest Gump qu’à un FPS. C’est simple, si ça ne passe pas en éliminant prudemment les ennemis depuis un couvert c’est qu’il faut sprinter droit devant sans réfléchir et encaisser les balles jusqu’au point qui déclenche le script suivant. Ça renforce l’impression d’être devant un film vaguement interactif et c’est assez préjudiciable pour l’ambiance, surtout quand on est déjà pas vraiment dedans.
Cette posture a l’inconvénient de demander un minimum de talent et la capacité d’asséner son avis comme une vérité absolue. Je suis donc bien obligé de laisser ça à des gens plus doués que moi. Je vous conseille donc la lecture du Canard PC 266 où est retranscrit le live tweet de la découverte du jeu par Omar Boulon, c’est drôle et je suis jaloux.

Que me reste-t-il alors ? Je ne vais quand même pas encenser Black Ops 2 ? Pourtant c’est bien fait, c’est bien rodé et c’est vrai que certains passages m’ont agréablement surpris. Je pense notamment aux missions qui permettent de basculer à la volée entre FPS et RTS, surtout quand elles ont en plus le bon goût d’échanger les rôles entre assaillants et assaillis. Je me suis surpris à m’y reprendre à plusieurs fois avec plaisir malgré quelques insultes légitimes adressées à l’IA amie. Oui parce qu’autant je suis plutôt coulant quand les ennemis viennent docilement se faire aligner dans ma ligne de tir, autant j’ai du mal à digérer que mes troupes ne soient pas foutues de descendre deux pauvres quadricopters télécommandés sans mon aide. C’est un peu léger pour recommander un jeu, vous en conviendrez.

Alors quoi ? Au fond, Call Of Duty Black Ops 2 ne m’inspire pas grand chose de plus qu’un « mouai » dubitatif. Il m’en touche une sans faire bouger l’autre comme dirait le poète. Comme ces films qui déroulent inlassablement la même rengaine, COD BO2 est un produit parfaitement calibré et parfaitement marketé pour un public dont je ne fais pas partie. Les joueurs de Call Of Duty, qui sont-ils, quels sont leurs réseaux ? Aucune idée ! Je leur souhaite bien du plaisir sur cette nouvelle itération de leur jeu préféré, avec sa guerre à cheval, son mode Zombies et tout le toutim mais ce n’est définitivement pas ma came. La postérité retiendra que j’y ai joué, moi je n’en retiendrai pas grand chose.