Scribblenauts

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Scribblenauts est sûrement le jeu le plus attendu de cette rentrée sur la console portable de Nintendo. L’heure est venue de se frotter à la bête !

Nous nous sommes déjà fait l’écho du phénomène Scribblenauts lors du dernier E3, alors que sa présentation avait déclenché une vague d’enthousiasme impressionnante. Petit rappel pour ceux qui auraient passé les derniers mois en autarcie dans un monastère pastafarien.

Scribblenauts est développé par 5th Cell, le studio à l’origine de Drawn to Life et de Lock’s Quest, et se base sur un principe simplement révolutionnaire. Dans chaque niveau, vous devez récupérer une étoile et vous disposez pour cela de tout ce que votre imagination peut imaginer : il vous suffit de l’écrire pour le faire apparaître à l’écran ! On nous a promis un dictionnaire gigantesque et une gestion poussée des interactions entre les divers éléments, et les premiers retours mettaient l’eau à la bouche. C’est donc avec une joie non dissimulée que j’ai lancé le jeu pour la première fois, les yeux pleins d’étoiles et les mains tremblantes.

Un petit pas pour l’homme

Prise de connaissance du scénario de la mission : échec. « Pas de scénario Capitaine, vous plongez dans l’inconnu de votre propre imaginaire. »
Tutorial : check. « Un peu fastidieux dites-moi, j’ai hâte d’en découdre ! »
Systèmes de survie : check.
Sous-vêtements propres : che..Hein ??
Séance d’allumage des moteurs principaux activée.
5… 4… déplacement automatique de la caméra pour balayer le niveau et repérer l’objectif…3…2…affichage d’un indice sur l’ordinateur de bord…1… « Bonne chance Capitaine ! »…0… ouverture du sas, premiers pas en terre inconnue.
AAAAAAAAaaaaaaaaaaaahhhh ! Une créature indigène se rue sur mon stylet ! Mayday mayday ! C’est un humanoïde d’environ 1m50, il porte une crête rouge ! Quoi ? Non, pas comme un punk ! Comme un coq ! Et il est armé visiblement, on dirait un carnet ? Et un crayon ? Mais oui on dirait un…un écolier ! Et il n’est pas agressif finalement, il suit juste les instructions que je lui donne avec le stylet ! Il répond au nom de Maxwell, c’est historique les amis, premier contact avec une forme de vie intelligente ! Dommage qu’il soit aussi moche, ça va un peu gâcher les photos… Il cherche visiblement à récupérer l’étoile en haut de cet arbre, si seulement j’avais une échelle sous la main ! Ah, attendez, Maxwell me montre son carnet, il souhaite visiblement un autographe, comme je le comprends ! Alors « A mon nouvel ami… », ah non, il semblerait qu’il veuille que j’écrive le mot échelle. Manquerait plus qu’il me demande de dessiner un mouton ! Je ne suis pas venu jusqu’ici pour jouer les monos de colonies de vacances bor…AAHH ! Mais…mais..une éch-échel-le vient d’apparaître devant nous ! Je répète : une échelle est apparue quand j’ai écrit son nom dans le carnet ! Si j’avais su j’aurai écrit « filles et champagne autour d’une piscine » mais bon, tant pis… Allez Maxwell grimpe, va récupérer ton étoile ! Je dois te laisser maintenant, nous nous retrouverons bientôt, pour de nouvelles aventures !

Rencontre du troisième type

Comme vous l’aurez compris, le premier contact avec Scribblenauts est conforme à ce qui a été dévoilé dans les trailers vidéos ces derniers mois. Mais est-ce réellement un bon jeu?
Si je devais être objectif je pense que je dirais oui. Je dirais oui pour son style sympathique, pour sa durée de vie quasi-infinie (plus de 200 niveaux inclus, ainsi qu’un éditeur de niveaux et la possibilité de les partager avec les autres joueurs), pour la base de données gigantesque et pour le challenge technique que tout cela représente. Je dirais oui tout simplement pour récompenser l’audace et l’ambition des gars de 5th Cell. Mais rien ne m’oblige à être objectif.

Pour moi, à l’heure actuelle, Scribblenauts est une grosse déception. Je pourrais incriminer les graphismes loin d’être magnifiques ou les musiques agaçantes. Je pourrais trouver à me plaindre du gameplay brouillon. En effet, les commandes entièrement au stylet ne sont pas exemptes de défauts et il faut souvent s’y reprendre à plusieurs fois avant de réussir à faire ce que l’on souhaite (que celui qui n’a jamais éjecté Maxwell d’un véhicule en plein vol me jette la première pierre), surtout quand on subit les recadrages intempestifs de la caméra à tout bout de champ. Je pourrais remettre en cause les mécanismes mêmes du jeu avec une IA souvent à côté de la plaque, une gestion de la physique perfectible (pour ne pas dire discutable), ou même la logique de certains niveaux (il est évident qu’un taser est plus adapté qu’un mécanicien pour réparer une voiture, n’est-ce pas ?).

Je pourrais fulminer contre la gestion chaotique du dictionnaire (NB : j’ai testé le jeu dans la version Fr présente sur la cartouche US, la version Fr localisée pourrait donc être meilleure sur ce point). La base de données est énorme, et pleine de termes que je n’avais jamais rencontrés auparavant… sans compter les erreurs de traduction. Le pire tient sans doute dans la reconnaissance des mots, et là plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • Le mot que vous avez tapé n’est pas reconnu : une liste de termes orthographiquement proches vous est proposée. Parfait en cas de faute, sauf que le système est loin d’être infaillible et par exemple il gère particulièrement mal les accents. Et ça se complique encore avec les expressions composées de plusieurs mots…
  • Le mot est reconnu et unique : l’objet apparait, avec parfois quelques (mauvaises) surprises…
  • Le mot correspond à plusieurs entrées du dictionnaire : une liste vous permet de choisir l’objet désiré en classant les mots par catégorie. Seulement, ces catégories sont totalement fantaisistes et il faudra souvent se résoudre à tester toutes les propositions « à la main ».

Mais encore plus que tous ces défauts, ce qui m’a déçu c’est le manque de plaisir procuré par le titre. Alors bien sûr le côté bac à sable du titre de 5th Cell amuse quelques temps mais le soufflé retombe bien vite. J’espère encore que ce soit uniquement la faute d’un level design défaillant et que la communauté produira des niveaux bien meilleurs que les originaux, mais le mal semble plus profond…

Maxwell, l’ami des zenfants

Scribblenauts est un titre tout public et vous pouvez le laisser entre les mains de vos bambins sans crainte. Bien sûr, le public du jeu est limité par la base du gameplay : l’écriture. Le jeu nécessite de savoir lire et écrire (sans fautes!) et même d’avoir un certain vocabulaire afin de vraiment profiter des possibilités offertes. On peut aussi imaginer utiliser Scribblenauts pour faire travailler le vocabulaire/l’orthographe/la logique de vos enfants en sélectionnant, voire mieux en créant vos propres niveaux. Attention cependant, les soucis de level design et de gameplay risquent de rebuter le jeune public.

3 COMMENTAIRES

  1. Je suis d’accord, Scribblenauts est très original, mais ce n’est pas le jeu révolutionnaire qu’on attendait 😉

    PS : Un petit effort au niveau orthographe et majuscules svp :p

  2. coucou j’ai ScibbleNauts c’est trop bien ! je suis une fille et J’adore j’ai mon code ami ! j’ai 13ans ! j’aimerais bien echanger mon code ami avec d’autres ! je vous le passe !
    nom : Pomme
    code ami : 1204 9128 3318

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