Insert coin and restart

Ça en devient maladif, compulsif, dérangeant. C’est devenu plus qu’une manie, presque une façon de vivre. J’éprouve constamment le besoin de recommencer. Recommencer une partie, recommencer un perso, recommencer une série…

Les joueurs de World of Warcraft appellent ca la « rerollite aiguë ». Et bien je suis atteins docteur, et j’aimerais vraiment me soigner !

Je pensais être sur la voie de la guérison. J’ai en effet réussi l’exploit (car pour moi c’est un exploit) de finir quelques jeux ces derniers temps, enchainant coup sur coup et jusqu’au bout Red Dead Redemption et Limbo.
J’aurais voulu ajouter NBA 2K10 à la liste, vu que j’ai réussi à boucler une saison complète, soit 82 matchs de 48 minutes. Mais malheureusement c’est ce jeu qui va précipiter une rechute. A peine la saison terminée, j’ai en effet eu envie de recommencer un nouveau joueur. Repartir de zéro, encore… J’ai résisté, utilisant la méthode forte : enlever le disque du jeu de ma console, et le ranger loin, très loin.

Car j’en ai gâché des heures de jeu à vouloir sans cesse recommencer, peut-être en espérant faire mieux que la fois précédente, ou fantasmant des plaisirs inconnus qui allaient cette fois apparaitre par magie. Je ne compte plus mes rerolls sur World of Warcraft n’ayant jamais dépassé le niveau 20.
Malheureusement le mal est toujours là, caché mais prêt à ressurgir à la moindre occasion. Et bêtement, sans même m’en apercevoir, je l’ai laissé reprendre le dessus.

Le syndrome d’une éternelle insatisfaction ?

Ça a commencé bêtement, en lançant pour la 1ere fois Civilization Revolution sur mon iPhone. Je suis un fan de la série et je n’avais pas encore testé de version « mobile ». On commence donc par une petite partie. Puis très vite on s’aperçoit qu’il faut du temps pour retrouver les automatismes. Pas grave, on recommence, pour de bon cette fois. Mmmm, la carte est vraiment pas à mon avantage là, allez, on recommence, la prochaine sera plus intéressante. Mince, quelle idée de prendre Napoleon comme dirigeant, d’habitude je prenais César pour son bonus offensif, recommençons… Et ainsi de suite…
Sans m’en apercevoir, je venais d’enchainer une dizaine de parties différentes, sans jamais dépasser le stade du moyen âge. Me voilà perdu, je replonge…

Car replonger dans cet état d’éternel recommencement, ce n’est pas anodin pour moi. Ça ne se limite pas qu’au jeu vidéo. Pourquoi croyez-vous que Ludomaniaque ou Filaire (ou Virtual Sports il y a quelques années) ont connu des dizaines de designs différents ? Pour cette envie compulsive de recommencer. Et dans ces périodes, les questions assaillent mon esprit. Et si le ton éditorial de Filaire n’était pas le bon ? Et pourquoi pas ouvrir un nouveau blog ? Tiens, je pourrais relooker Ludomaniaque… Et ainsi de suite.

Promis, j’essaie de me soigner. D’ailleurs cet article constitue pour moi un premier pas pour exorciser mon éternelle insatisfaction. Mais quand même, c’est grave docteur ?