Kairosoft me rends accro !

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Comment faire pour rendre un jeu addictif ? Je n’en ai aucune idée, mais je pense que les développeurs de chez Kairosoft ont trouvé une recette magique, qu’ils appliquent consciencieusement pour chacun de leurs titres. Ce n’est pourtant pas mon habitude de prendre une posture de « fan » inconditionnel d’un studio de développement mais là, je suis tombé amoureux de cette boite japonaise développant sur iPhone et Android.

A la recherche du jeu parfait

Tout commence avec un petit buzz l’an passé au sujet de Game Dev Story, un jeu de management d’entreprise de… jeu vidéo. Un jeu vidéo vous mettant dans la peau d’un producteur de jeu vidéo, joli moyen de boucler la boucle. Entièrement en pixel-art, Game Dev Story est un magnifique jeu de gestion permettant de monter son studio, d’embaucher des créatifs, de les former, de les faire travailler sur votre concept de jeu, son environnement, puis de travailler son marketing et chérir sa base de fan. Chaque sortie de jeu s’accompagne du moment fatidique de l’accueil de la presse spécialisé, qui décidera à elle seule du succès ou non de votre création en lui donnant une note sur 40. Evidemment, un succès permettra d’amasser de l’argent afin de développer votre studio, d’embaucher d’autres créatifs…

C’est long, c’est répétitif, mais c’est incroyablement riche. Inlassablement, on tente toujours de faire un meilleur jeu que le précédent, choisissant des thématiques classiques (un shoot’em up spatial ou un jeu de rôle heroic-fantasy) ou des délires complets (un jeu de course entre des lapins ou un simulateur de danse ninja). Une fois le graal obtenu (une note de 40/40 et une première place des ventes), on ne s’arrête pas pour autant. Comment stopper lorsque je peux travailler sur « Carotte Party III » et lancer ma nouvelle console avec lecteur blue-ray ?

Pop corn et pom pom girls

Même les bonnes choses ayant une fin, je suis passé à autre chose, délaissant petit à petit ce jeu (même si le fait de vous en parler me donne une irrésistible envie de replonger). J’en ai même oublié jusqu’à l’existence des jeux Kairosoft, jusqu’à tomber pas hasard sur la version de démo de Pocket Academy. Reprenez les mêmes recettes qui ont fait le succès de Game Dev Story, et utilisez-les dans un jeu de gestion d’université. Et vous obtenez un Stéphane qui ne décroche plus de son iPhone. Toujours en pixel-art, toujours aussi addictif ! Vous voilà en train de gérer votre établissement scolaire, de vous faire de l’argent sur le dos de vos étudiants pour améliorer leurs conditions de travail et de soigner votre renommée pour obtenir les étudiants les plus prometteurs.

Pocket Academy va plus loin encore que Game Dev Story en ajoutant une dimension esthétique à vos parties. Alors que pour sortir un jeu vidéo, seul le résultat final comptait, ici vous passerez des heures à rendre votre campus mignon, à ajouter des arbres et des chemins, à tenter de recréer l’université de vos rêves, pleine de pom-pom girls et de terrains de sport.

To be continued…

Le pire, c’est que l’histoire n’est pas prête de s’arrêter. Afin d’occuper mon très proche séjour en bateau, j’ai craqué ce soir même pour Mega Mall Story (mais ne le dites pas à Barbara, je suis censé faire des économies et ne plus acheter de jeu), qui reprends toujours le même concept en l’appliquant à la gestion d’un centre commercial. Et dire que dans quelques jours devrait sortir Grand Prix Story…

Même s’ils sont vendus un peu plus cher que la moyenne des jeux iPhone (2€99), la durée de vie hallucinante et le charme du pixel-art rendent les productions de Kairosoft incontournables pour tous les amateurs de jeux de gestion. A condition d’être anglophone (tous les jeux sont entièrement en anglais), et d’accepter de perdre toute notion du temps qui passe!

3 COMMENTAIRES

  1. Je suis dans le même cas. Ces jeux sont addictifs, d’une profondeur et complexité énormes, avec en plus une rejouabilité travaillée! Une fois le jeu terminé une première fois, vous avez toujours un bonus pour la fois suivante (une voiture dans le jeu de formule 1, des niveaux par ci par là selon le jeu) ET la possibilité de rejouer en accélérant le temps. Résultat on nous pousse au score, et vous voyez ce qu’il reste de votre temps (dans le cas où toutes ces failles dans l’espace temps ne vous ont pas engloutit!)

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