La merditude des choses

Aujourd’hui, on parle cinéma sur Ludomaniaque, et même cinéma flamand s’il-vous-plaît. J’ai le plaisir de vous présenter la merditude des choses, ma découverte du week-end et un gros coup de coeur.

Première surprise du week-end, on trouve encore des vidéoclubs en 2010, et qui ouvre jusqu’à minuit en plus, idéal pour une soirée ciné improvisée. Se promener dans les rayons de ce genre de boutique c’est comme voyager dans le temps, revenir à une époque où minitel et VHS n’avaient pas encore été envoyés au musée. Ca parait con mais ça m’a fait bizarre de me promener dans un vestige de l’histoire pré-internet :p. J’avais oublié ces moments à flaner au hasard des rayonnages jusqu’à tomber sur une jaquette qui accroche le regard, un film auquel on n’aurait jamais pensé et auquel on donne une chance, dans le doute. C’est exactement comme ça qu’on est tombé sur la merditude des choses, ou De Helaasheid der Dingen en VO.

Flandre, Groland, même combat !

Un titre, un visuel, un vague souvenir de bonnes critiques à la sortie et un logo « Festival du film grolandais », voilà à quoi se joue une pure projo privée.

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Le film de Felix Van Groeningen, sorti le 30 décembre dernier, a remporté l’Amphore d’Or du Festival du film grolandais 2009 (ne vous arrêtez pas à l’image triviale de l’émission humoristique de la chaîne cryptée !) et a représenté la Belgique aux Oscars : un CV impressionant, largement suffisant pour surmonter la peur légitime qui saisit le spectateur lambda face à un film en patois flamand.

Une fleur sur un tas de fumier

L’action se déroule dans un petit village rural flamand et raconte la vie de la famille Strobbe, et plus particulièrement celle de Gunther, 13 ans, qui vit chez sa grand-mère avec son père et ses trois oncles, entre amour familial et détresse sociale. Pas besoin de détailler d’avantage, je pourrais vous parler de la galerie de personnages, du casting parfait, des scènes et de la technique, vous donner des raisons objectives de voir ce film, mais je préfère vous laisser découvrir le film par vous-mêmes. Tout ce qu’il faut savoir c’est que la merditude des choses est à la fois drôle, triste, dur, attendrissant, démesuré et tellement juste. C’est une histoire d’amour, d’honneur, de haine, de misère, de fatalité, de bonheur; la chronique extraordinaire de vies ordinaires.

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Un plus pour le support physique (encore un), les bonus de la merditude des choses sont très sympathiques (bien qu’un peu courts). On y trouve pèle-mèle un épisode de l’émission mythique Striptease, des explications du réalisateur concernant le casting, l’hsitoire ou encore les effets spéciaux (lulz inside). J’ai particulièrment apprécié les passages traitant des différences entre le film et le livre éponyme dont il est issu, concernant la fin de l’histoire notamment.

En résumé : courrez voir ce film ! Je vous attend pour un petit Tour de France 😀