Torchlight

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Bien que datant de presque 10 ans, Diablo 2 se cherche encore un successeur digne de ce nom. Nombre de hack’n slash se sont cassés les dents en cherchant à réinventer le concept ou en allant dans la surenchère. Torchlight, sorti cette année, est un titre épuré revenant au contraire aux bases de ce qui a fait le succès du genre. Recette gagnante ?

1 – Torchlight est un hack’n slash

Torchlight a été développé et édité par Runic Games, studio formé par les anciens membres de Blizzard North, responsable entre autres, du premier Diablo. Le jeu est disponible depuis octobre 2009, uniquement via téléchargement sur le site officiel du jeu.

Dans ce jeu, le joueur s’aventurera dans les sous-sols de la ville de Torchlight et sera confronté à des hordes de monstres qu’il faudra défaire afin de ramener la paix dans la région.

2 – Une violence omniprésente

Le jeu n’a pas encore reçu de classement PEGI, cependant le cœur du jeu est le combat contre des monstres parfois effrayants et dont l’issue est souvent assez sanglante. Il est possible de désactiver l’affichage du sang afin de ne pas choquer les âmes sensibles mais le jeu reste violent par nature.

3 – Plus grand, plus fort

Le scénario de Torchlight est, comme souvent dans les hack’n slash, totalement anecdotique. L’objectif du jeu est simple : devenir toujours plus fort. Le but est donc de faire progresser son personnage, choisi parmi trois archétypes (guerrier, archer ou mage), en massacrant un nombre incalculable de monstres.

A partir de là, tout est très simple : le personnage est vu de dessus et se dirige entièrement à la souris. Il suffit de cliquer sur un monstre pour le frapper et il faudra donc cliquer encore et encore jusqu’à ce que mort s’en suive, tout en faisant attention à sa propre survie. Lors de sa mort, chaque monstre donne au personnage de l’expérience et laisse par terre de l’équipement permettant tout deux d’améliorer le personnage soit en augmentant ses statistiques (force, agilité, endurance…) soit en acquérant de nouveaux pouvoirs propres à chaque archétype. Et des monstres, Torchlight en regorge ! La progression du personnage est donc très rapide et le jeu devient vite terriblement addictif.

4 – Un maître mot : simplicité

Le jeu pourrait donc à première vue se résumer uniquement à un massacre sans fin de centaines de monstres. Et bien c’est exactement ça et c’est justement ça qui fait toute la force du titre. Beaucoup de jeux ont tenté de recréer l’alchimie de Diablo 2 en allant dans la surenchère, en proposant des centaines de missions annexe, des milliers d’objets différents ou encore un univers gigantesque. Mais aucun n’a réussi, car en cherchant à complexifier le gameplay ils s’éloignaient tous du principe de base de ce genre de jeu qui est de se défouler sans avoir à réfléchir. Le titre revient donc aux fondamentaux et les perfectionne, sans tenter à aucun moment de se diversifier, mais en encourageant au contraire le joueur à se concentrer à 100% sur son unique tâche : le génocide de monstres au service de la progression de son personnage. Et ça fonctionne à merveille même si on regrette la faible durée de vie du titre. Cet aspect est néanmoins largement compensé par un prix de vente défiant toute concurrence (environ 15$).

5 – Une réalisation efficace

La réalisation à l’image du reste du jeu : elle va à l’essentiel. Le design cartoon du titre camoufle avec brio un moteur graphique très simple, ce qui permet d’afficher des décors très colorés et des personnages très bien animés le tout accompagné d’effets pyrotechniques franchement impressionnants sur des machines très peu puissantes. On regrettera cependant l’aspect un peu brouillon des combats lorsque le nombre d’ennemis devient important. La musique non plus n’est pas en reste, et ce n’est pas un hasard puisque c’est le compositeur responsable de la musique de Diablo premier du nom qui a été appelé en renfort !

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