Trois semaines avec ma PS Vita

1

Il y a 3 semaines « tout pile », la PS Vita débarquait en France et à la maison. Trois semaines, c’est un laps de temps suffisamment long pour tirer un premier bilan.
Alors cette PS Vita est-elle devenue une vraie compagne de jeu, ou commence t’elle déjà à prendre la poussière, à l’instar de ma 3DS ?

Le design classieux propre à Sony

Ce qui frappe d’entrée de jeu avec la PS Vita, c’est sa beauté plastique. Bien sur tous les gouts sont dans la nature, bien sur elle ressemble clairement à sa grande sœur PSP. Mais cette console respire la classe.

L’écran est splendide et lumineux, les sticks analogiques sont précis et offrent une petite résistance au toucher qui améliore la précision, et surtout les boutons et les gâchettes sont très silencieux, n’émettant pas de petit « click » désagréable à chaque pression. Le dos de la console n’est pas en reste, avec un écran arrière très agréable au toucher et des emplacements creux pour une meilleure prise en main. Rien à dire, Sony reste fidèle a sa réputation et propose un produit luxueux, dans le bon sens du terme.

Une interface perfectible

Une bel objet c’est chouette, mais reste à voir ce qu’il se passe lorsqu’on l’allume. Pour le coup, l’interface de la PS Vita n’est pas son point fort. Pourtant, ce ne sont pas les bonnes idées qui manquent. Parmi elle, une ressort du lot : la Vita est multitâche! Ca n’a l’air de rien, mais c’est une énorme nouveauté sur console portable.
Pour illustrer, rien de mieux qu’un petit exemple. Je suis en train de jouer à Uncharted, et je suis bloqué à un passage précis. Un petit clic pour revenir au menu, j’ouvre le navigateur internet, je cherche et trouve la solution à mon problème. Un petit clic pour revenir au menu, et je retourne directement dans le jeu, exactement à l’endroit ou je l’avais laissé. Un bonheur!!!

Malgré ca, l’interface ne m’a pas convaincu. La faute à un style enfantin (de grosses icones rondes) qui tranchent avec le coté plus adulte de la console. La faute également à une gestion bien lourdingue des raccourcis jeux. En effet, chaque fois que vous insérez un jeu dans la console, le système crée un raccourci vers celui-ci. Mais le raccourci ne s’enlève pas lorsque vous enlevez votre jeu pour en mettre un autre. De quoi encombrer inutilement l’espace avec des icones inutilisables en l’état.

Le monstre de puissance annoncé

Afin de faire la promotion de la PS Vita, Sony nous promettait une puissance comparable à la PS3 dans une console portable. Même si je n’irais pas jusque là, il est difficile de ne pas admettre que la PS Vita est un vrai petit bijou. La console est suffisamment puissante pour profiter, dans le creux de la main, de jeux aussi fins graphiquement qu’Uncharted, Fifa, Virtua Tennis ou encore WipeOut. Un véritable exploit!
Mais là ou je n’attendais pas la PS Vita à ce niveau, c’est bien sur la qualité des écrans tactiles et du gyroscope. Conçus pour permettre des gameplays similaires à ce qu’on trouve sur Smartphones, ils sont d’une précision diabolique et apportent une alternative crédible aux jeux iPhone et Android. Une machine qui permet de concilier à la fois des gameplays très orientés « gamers » et d’autres bien plus casuals, c’est un rêve qui devient réalité.

Et les jeux dans tout ca ?

Une console portable Sony, puissante et dotée d’un superbe écran… Ca me rappelle quelque chose. En 2005, lors de la sortie de la PSP, j’aurais pu tirer quasiment le même bilan qu’aujourd’hui avec la PS Vita. Et pourtant, la console n’a pas obtenu de succès inoubliable et a très vite pris la poussière sur une de mes étagères. Pourquoi ? Le manque de jeu incontournable.

Car une console portable c’est bien, mais sans jeu à se mettre sous la dent ca ne sert strictement à rien. En l’occurrence je suis rassuré. J’ai la chance d’avoir 7 jeux PS Vita. Parmi eux, 2 sont d’une incroyable qualité (Uncharted, Motorstorm RC), et 3 sont très agréables (Wipeout, Everybody’s Golf, Stardust). 5 bons jeux sur 7, un ratio si élevé dès le lancement de la console est incroyablement prometteur. Sans vouloir troller, je pense avoir déjà passé plus d’heures sur ma PS Vita que sur ma 3DS, pourtant vieille d’un an!

Alors, on craque ?

Oui, cette console tiens toutes ses promesses. Je ne lui trouve qu’un défaut, malheureusement de taille : son prix. Oh, la console en elle même n’est pas si chère, aux alentours de 230€ en version Wifi. Bien évidemment, il faudra rajouter au moins un jeu, environ 40€. Jusque là tout va bien. Mais si on parlait carte mémoire…
Car Sony a souhaité imposer un nouveau format de carte mémoire, utilisable uniquement sur la PS Vita et hors de prix. Comptez 30€ pour 8 Go. Au final, la facture se rapproche plus des 300€ que des 230…

Mais je chipote. La PS Vita s’impose dès son lancement comme la meilleure console portable orienté « gamer » du marché, haut la main devant la 3DS. C’est un plaisir assez indescriptible de pouvoir retrouver des jeux de la qualité d’un Uncharted dans un objet de moins de 300 grammes. Si le prix ne vous rebute pas, foncez! Vous ne le regretterez pas!

1 COMMENTAIRE

Laisser un commentaire