Assassin’s Creed Brotherhood

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Fidèle à mon rythme décalé, je vous livre mon test d’Assassin’s Creed Brotherhood même pas un an après sa sortie.

Assassin’s Creed Brotherhood est le troisième volet des aventures psycho-temporelles de Desmond Miles, descendant des plus grands Assassins de l’Histoire. On y incarne une nouvelle fois son ancêtre  Ezio Auditore, bien décidé à terminer ce qu’il a commencé dans l’épisode précédent ; à savoir, mettre un terme aux agissements de la famille Borgia et venger l’assassinat de ses proches. ACB délaisse Florence et Venise pour Rome, le nouveau terrain de jeu dans un titre où l’exploration fait de l’ombre à l’action.

On ne change pas une équipe qui gagne

Brotherhood est la suite directe d’Assassin’s Creed 2, tant sur le plan scénaristique qu’au niveau du gameplay. Il en reprend les principales caractéristiques pour mon plus grand bonheur.

La reconstitution de la ville impériale est impressionnante. On retrouve avec joie une base de données richement fournie qui mêle renseignements historiques et éléments scénaristiques. Mine de rien, ça permet de créer un background cohérent et immersif à moindres frais vu que certains éléments font déjà partis de nos repères culturels. Le gameplay conserve son équilibre entre action, infiltration et exploration et se voit encore enrichi par les nouveautés de ce nouvel épisode. Pas de révolution toutefois, on continue à arpenter les toits en mode Yamakasi de la Renaissance et on alterne entre missions d’action-infiltration et de plate-forme à la Prince of Persia. J’ai été un peu déçu par le rendu graphique du titre d’Ubisoft, à cause de quelques soucis de clipping notamment. Cependant je risque de ne pas être très objectif sur ce point. AC2 m’avait mis une telle claque visuelle que j’ai pu idéalisé le rendu avec le temps.

Jouer sur ses acquis c’est bien, mais les développeurs n’ont pas oublié de faire évoluer leur licence.

Des nouveautés intéressantes

Parmi les principales nouveautés d’ACB, on retiendra la possibilité de recruter des citoyens, de leur confier des missions et ainsi de les faire progresser jusqu’au rang d’Assassin. Très intéressant niveau role play, cet ajout m’a au contraire laissé dubitatif quant à son influence sur le gameplay. Ça déséquilibre la gestion des combats et des missions d’infiltration en donnant à Ezio une force de frappe surdimensionnée. Bref, comme disent les jeunes : c’est cheaté.

Mais la vraie nouveauté de cet épisode n’est pas à chercher du côté du mode solo. En effet, ACB inaugure un mode multijoueur plutôt original. Sur le même principe que le Killer, chaque joueur se voit assigner une cible qu’il devra abattre tout en évitant d’être la victime de l’assassin à ses trousses. Une fois votre cible abattue, vous récupérez sa cible et ainsi de suite. Ce mécanisme colle parfaitement à l’esprit du jeu où la discrétion et la malice sont plus importantes que le skill.

Les nouveautés viennent donc enrichir une base déjà rodée pour obtenir le volet le plus abouti de la série. Mais ce n’est pas ça qui me reviendra à l’esprit quand je repenserai à Assassin’s Creed Brotherhood…

Assassin’s Creed Brotherhood : le jeu qui ne voulait pas qu’on l’aime

Ce qui me reviendra en mémoire, c’est le tout début et la toute fin de l’aventure. Ces trois heures de jeu, suffisantes pour éclipser toutes les autres, ont gagné leur place dans mon musée des horreurs vidéoludiques.

Plusieurs raisons à cela, au premier rang desquelles on trouve un tragique problème de rythme. L’action est hachée au possible, interrompue en permanence par des cutscenes en outre souvent inutiles. Et que je te montre comment débloquer le prochain passage, et que je recommence 5 m plus loin alors que c’est exactement la même chose, et que je te montre par où passer alors que c’est un putain de couloir, etc. Ça ruine le gameplay et ça réussit même à pourrir la narration. D’ailleurs, on sait que le scénario de la série est totalement ubuesque, et on s’est fait une raison, mais est-ce vraiment nécessaire de se ridiculiser avec des incohérences aussi flagrantes et des personnages aussi insipides ?

Et puis *ATTENTION SPOILER* c’est quoi cette scène de chie avec la Pomme d’Eden sérieux ? L’arme la plus pourrie de l’univers : tu ne peux utiliser que celle-là et elle risque de t’empêcher de finir la mission…*FIN SPOILER*

En bref, ce sont ces moments horripilants qui caractériseront le jeu à tout jamais. Si ça n’avait pas été Assassin’s Creed je pense même que je n’aurai pas passer la première heure de jeu…

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