Man vs Wild : Saison 1

3
Bear mange un scorpion

L’accroche du DVD fait très fort, celle sur le blister n’est pas mal non plus : La série la + trash depuis Jackass. Ça a le mérite d’être clair !

Bear Grylls est le champion de la survie, mais pas de n’importe quelle survie. Dans Man vs Wild (aka Seul face à la nature aka Ultimate Survival), on donne dans la survie spectacle, de celle qui vous fait sauter dans un lac gelé après avoir expliqué que c’était la dernière chose à faire ou vous barbouiller le visage de sang de renne just for fun par exemple. Bear boit de la pisse, Bear mange des scorpions en s’arrangeant pour se vider la moitié des viscères sur la joue, Bear se bat contre des cochons sauvages et des poisson-chats géants, Bear dort dans un dromadaire, et surtout : Bear doesn’t give a fuck.

Bear mange un scorpion

Le DVD de cette première saison regroupe 9 épisodes de 45 minutes environ envoyant notre aventurier du désert saharien au Vietnam en passant par le Texas et le Cercle Arctique. En bonus, il contient également un Guide de Survie de 45 min. Pas beaucoup de suppléments à se mettre sous la dent donc, et le constat est à peu près similaire au niveau technique. On doit se contenter de la seule VF, et sans sous-titres tant qu’à faire (pratique pour les malentendants). Histoire de continuer à râler encore un peu, je trouve dommage que les épisodes n’aient pas été remontés histoire de nous épargner les combos teasers-résumés qui encadrent les coupures pub à l’origine (ici on a le droit à un écran titre qui tombe comme un cheveu sur la soupe). Le packaging est lui de bonne facture. Un étui en carton avec une belle illustration de Bear en train de s’extirper de la vase accueille les 3 DVD séparés dans 3 boitiers fins, ce qui est parfait pour leur protection.

Pas de grosse surprise pour moi dans ces épisodes vu que je suis de temps en temps les performances de Bear sur NT1 mais j’ai retrouvé avec plaisir tous les ingrédients qui font le charme de la série. L’ancien SAS distille son expérience par petite touche puis s’empresse de faire l’exact opposé, il s’applique à vider la moitié de ses repas sur sa joue et tente des manoeuvres aussi inutiles qu’hilarantes. Ceux qui ont déjà vu un épisode, ou lu mon précédent article, le savent, Man vs Wild c’est de la survie sauce MTV. Il faut que ça pue, que ça colle, que ça tache et Ours (bien aidé par le montage) s’applique à mettre cette devise en oeuvre dès que possible.

D’ailleurs excusez-moi d’y revenir mais l’oscar du meilleur second rôle revient à l’urine de Bear Grylls. Sérieusement, c’est un liquide miraculeux ! Elle soigne la déshydratation, empêche les coups de chaleur, fait fuir les bêtes sauvages (il existe des preuves vidéo de ces miracles), attire des millions de spectateurs et il paraît même que c’est un aphrodisiaque qui soigne la malaria, remplace avantageusement l’essence dans les moteurs et offre la jeunesse éternelle à quiconque en boit quelques gouttes. Y qué sapelerio Quezac.

L’urine est tellement importante dans Man vs Wild que la première scène de cette première saison voit Bear se soulager sur son t-shirt pour en faire un turban thermorégulé. C’est même si crucial qu’on nous montre les scènes de pipi nocturne de l’aventurier, comme ça, pour le fun. J’ai une petite pensée pour l’équipe de tournage dont la moitié du boulot consiste à ne pas en manquer une goutte 😀

Pour finir, je rends un hommage au génie créatif de cet artiste incompris qu’est Bear Grylls. Ce type a le don de la formule, c’est un générateur de catchphrases, et j’en ai sélectionné une magnifique pour conclure en beauté :

« Si j’ai appris une chose, c’est qu’on ne se moque pas du Texas ! »

Yiiiiiiiiiiiihah !

3 COMMENTAIRES

Laisser un commentaire