Transformers : Fall of Cybertron

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Je n’attendais rien de Transformers : Fall of Cybertron, la surprise n’en a été que meilleure.

Histoire d’une famille recomposée

Transformers : Fall of Cybertron est la suite de Transformers : War for Cybertron, qui est une prequel de la trilogie de films Transformers, qui est inspirée d’un dessin animé des années 80 créé pour promouvoir une ligne de jouets composée de robots capables de se transformer en véhicules motorisés.

Arrivé là j’ai sans doute déjà perdu la moitié des lecteurs mais c’est un mal pour un bien, maintenant on est entre nous. Mettez vous à l’aise, faites tomber les soutifs… Je m’égare ! C’est pas de ma faute en même temps, leur devise «All in one» ou je ne sais plus quoi, on dirait le nom d’une boîte à partouze… mais je m’égare encore. Reprenons.

TFoC débute à peu près où l’épisode précédent s’est achevé. La guerre entre les Autobots (les gentils) et les Decepticons (les méchants donc) a épuisé les dernières ressources de Cybertron, leur planète chérie. L’hiver venu les Cybertroniens se trouvent fort dépourvus et plutôt que de danser ils doivent d’urgence trouver un moyen de quitter leur planète pour une Terre plus accueillante 😉 Loin de mettre leurs petites querelles de côté, les 2 factions continuent à se mettre joyeusement sur la gueule et mettent en danger leurs dernières chances de salut.

Autobobots et DC p’tits cons

TFoC est un TPS, comme Gears Of War par exemple, qui a la particularité de ne pas proposer de cover automatique. On peut bien sûr se planquer derrière un mur mais pas de bouton dédié à cette tâche comme c’est souvent la norme aujourd’hui. Non, ici ce bouton sert à changer son fusil d’épaule pour s’adapter à chaque situation. Et comme on ne peut plus rester le cul vissé derrière un muret, on apprend à gérer le bouton de dash et les attaques dévastatrices au corps à corps. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup, ça veut dire que le gameplay y gagne beaucoup en nervosité. Je vous expliquais dans mon test de Gears of War 3 l’ennui profond dans lequel m’avait plongé la routine du jeu, et TFoC fait exploser cette routine en injectant une grosse dose de dynamisme à l’action.

L’absence de couvert y est donc pour beaucoup mais ce dynamisme provient aussi un peu de ce qui fait de la licence ce qu’elle ait : les Transformers se transforment.

Robots Transformistes From Outer Space

Tanks, camions, voitures, hélicoptères, jets et même dinosaures, il y en a pour tous les goûts.

Pour peu que vous ayez la place pour le faire, vous pouvez vous transformer quand bon vous semble. Il faut bien avouer qu’il est assez grisant de foncer dans la bataille sur les chapeaux de roue et de se transformer à la volée pour asséner un uppercut meurtrier à un ennemi qui se demande ce qui lui arrive.
Les sensations de pilotage ne sont pas vraiment au rendez vous avec les véhicules terrestres mais attendez d’avoir testé les Transformers volants avant d’arrêter votre jugement. Avec eux on passe littéralement dans une autre dimension. Quoi de plus bad ass après avoir foutu le bordel dans le camp ennemi que de sauter dans le vide avant de se changer en avion de chasse et filer dans le Soleil couchant ? L’autre intérêt de pouvoir voler est de profiter de la verticalité des niveaux et ainsi renouveler le challenge et l’expérience de jeu.

La troisième dimension n’est d’ailleurs pas l’apanage des seuls robots volants. De nombreux niveaux proposent un level design qui prend de la hauteur, grâce à des sortes de trampolines à la Unreal (une grosse tuerie en multi) ou grâce au grappin qui équipe certains Transformers.

Car oui, chacun de ces colosses de métal possède une capacité spéciale venant enrichir son gameplay et renouvelant encore l’expérience. Invisibilité, recours à une frappe aérienne, etc, vous serez amenés à tous les découvrir au cours de l’aventure puisque quasiment chaque chapitre vous met aux commandes d’un Transformer différent, Autobots et Decepticons confondus.

West Coast Custom

Sans être une démonstration, TFoC est plutôt réussi techniquement. L’ambiance graphique notamment colle parfaitement au thème et à quelques (gros) lags près dans les derniers chapitres le jeu est fluide en plus d’être beau. Je n’ai pas eu de chutes de frame rate en multi à 16 malgré des mêlées intenses même si je n’ai pas poussé très loin les expérimentations sur le sujet.

Quelques mots sur le multi en passant. TFoC propose un mode multijoueur online classique avec les modes de jeu dont on a désormais l’habitude et 4 classes de personnage qui ne déstabiliseront pas les initiés. Son originalité vient une nouvelle fois des capacités de transformations des robots puisqu’on enchaîne dogfights, poursuites sur 4 roues, corps à corps et frag en plein saut le plus naturellement du monde. En un mot : nerveux.
Seule ombre au tableau, l’abandon du coop présent dans l’opus précédent…

Born in Cybertron

Comme je vous le disais en introduction, Transformers : Fall of Cybertron est une excellente surprise. Nerveux, rythmé, fun et varié, le jeu développé par High Moon Studios et édité par Activision vise juste. Laissez lui une chance, vous me remercierez après !

Test réalisé sur la version Xbox 360. Transformers : Fall of Cybertron est également disponible sur PS3 et PC.

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