Don’t Starve : la mort vous va si bien

Je l’ai crié sur Facebook, je l’ai scandé sur Twitter, j’ai saoulé tous mes proches : Don’t Starve est un jeu génial. Génial et sans pitié. Plutôt que d’attendre un test qui n’arrivera dans doute jamais je vous propose du vrai, du lourd, du vécu avec mes fins de partie les plus nazes/tragiques/marquantes.

Ne meurt pas de faim

Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce must have disponible sur Steam pour à peine plus qu’un McDo rappelons, pour faire simple, que Don’t Starve est un jeu de survie dans un univers burtonien. A vous de trouver de quoi manger, de quoi vous chauffer et surtout de quoi éloigner les horreurs qui se tapissent dans l’ombre de la nuit…

La suite de l’article sera illustrée par les tweets postés par l’ami Ecko lors de sa découverte du jeu. Ils illustrent parfaitement ce qui vous attend si vous vous lancez dans l’aventure 🙂

YOLO

En bon rogue game, la mort dans Don’t Starve signifie la fin de la partie, la perte irrémédiable des heures d’effort à construire un semblant de sécurité dans ce monde hostile et le droit de tout recommencer dans un nouveau monde généré aléatoirement. Un vrai enjeu en somme, et surtout une vraie cause de crise d’hystérie quand on meurt de la plus stupide des façons !

Attention, les paragraphes suivants spoilent quelques éléments du jeu. Je vous rassure, il vous restera plein de façons de mourir à découvrir 🙂

Peur du noir

Débarrassons-nous tout de suite de la mort la plus basique de toute, la plus bête sûrement mais heureusement pas la plus rageante puisqu’elle survient généralement en début de partie. La première règle de Don’t Starve est de ne pas se faire piéger par l’obscurité et c’est on ne peut plus clair dés le début du jeu ! Combien on parie que vous allez crever lamentablement au pied d’un sapin après vous être aperçu quelques secondes avant la tombée de la nuit que vous avez oublié de couper du bois pour faire un feu ? On l’a tous fait, tous !

 Allumer le feu

Ça y est vous êtes un vrai survivant, vous n’oubliez plus de faire du feu. D’ailleurs pour être sûr de ne plus manquer de combustible vous vous êtes installé au milieu des bois, vous avez des provisions et même des ressources en avance pour voir venir. Vous les disposez autour du foyer pour alléger votre inventaire et comme un cinquième jour de survie ça se fête vous rajoutez une bûche pour faire une belle flambée ! Et là, c’est le drame. Le feu embrase vos provisions et c’est bientôt toute la forêt alentour qui se transforme en barbecue. Et la merguez, c’est vous.

Chantal t’as un tampon sur l’oreille…

… Merde, qu’est-ce que j’ai fait de mon stylo ? Ce sketch des Nuls est un classique, cette façon de crever lamentablement dans Don’t Starve aussi. Comme dans tous les jeux où l’inventaire est limité, il faut régulièrement jongler avec son équipement. Par exemple, il est parfois nécessaire de poser une arme pour libérer de la place pour cette bouse qui fertilisera votre plantation et assurera votre survie l’hiver prochain ! Quel magnifique moment, votre espérance de vie vient de doubler, les oiseaux chantent et vous vous voyez déjà vivre paisiblement dans votre camp de bourgeois avec parquet et murs en pierre ! Tiens, mais ce ne sont pas des cris de bêtes enragées que j’entends ? Ah ah, SURPRISE MOTHERFUCKER ! Le rêve tourne au cauchemar quand une horde de chiens sauvages déferle sur vous plus vite qu’un groupe de supporters à un péage autoroutier. Si seulement vous aviez pensé à ramasser votre arme immédiatement tout à l’heure… Marche aussi avec une armure, un médaillon, une doudoune, etc.

 

Comique de répétition

 Je vous ai dit en introduction que dans Don’t Starve toute mort est définitive. En fait, je vous ai un peu menti puisque certains objets permettent de revenir à la vie.

 On pourrait se dire que ça va vachement faciliter les choses, non ? D’après mon expérience c’est surtout une façon de mourir plusieurs fois, à la suite. Premièrement, vous revenez de l’enfer complètement à poil. Plus d’armes, de bois, de bouffe, rien. Enfin ça ne disparaît pas dans les limbes non plus, ça gît juste à l’endroit de votre trépas. Deuxièmement, vous revenez bien amoché. Pas dans le rouge, mais pas loin, et ce sur tous les tableaux. Et troisièmement vous revenez là où ça ne vous arrange pas vraiment, genre au milieu de nulle part ou à l’endroit de votre mort… où vous retrouverez très probablement la cause de votre décès, prête à remettre le couvert. Ça donne des enchaînements assez variés et surtout assez sadiques qui offrent un grand huit émotionnel entre espoir et désespoir.

 Qu’y a-t-il de mieux qu’un misclick qui vous conduit en plein nid d’araignées duquel vous sortez miraculeusement en vie avant de mourir de froid quelques mètres plus loin puis d’être ressuscité à poil dans un marais à l’autre bout de la map où vous sombrez dans la folie avant de mourir à nouveau de froid ? Heureusement ils sont sympa, ils pourraient en plus vous faire respawn de nuit…

Les titres auxquels vous avez échappé

Assez parler de mes morts, à vous de jouer maintenant, mais je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous encore quelques bribes de ce que j’avais mis de côté en préparant cet article (et que j’ai eu la flemme de développer^^).

La musique adoucit les mœurs : Souffler dans une corne de buffle pour les attirer et se débarasser d’un mob de fou, bonne idée. Le faire en pleine saison des amours et se faire encorner par nos amis les bêtes : mauvaise idée.

Charité bien ordonnée commence par soi-même : Comme si il n’y avait pas assez de dangers dans Don’t Starve, il arrive que je me tue tout seul, en essayant d’utiliser un boomerang par exemple…

J’ai beau être matinal j’ai mal : Tu connais l’histoire du con qui essaie de tondre un beefalo juste au lever du Soleil ? Moi oui… les beefalos ne sont pas du matin…

 

Ce que j’adore dans ce jeu c’est que ces morts ont beau être stupides et elles ont beau annihiler des heures d’effort, chacune d’elles m’a appris quelque chose qui m’a servi pour la partie d’après. Ce jeu est plein de sagesse et si vous tentez l’aventure retenez bien cet adage : qui fait le malin tombe dans le ravin.