Lone Ranger

Après un John Carter fessé par la critique et par le box office, Disney a décidé de tendre l’autre joue en lançant un nouveau film avec des acteurs en chair et en os : Lone Ranger.

Après un John Carter fessé par la critique et par le box office, Disney a décidé de tendre l’autre joue en lançant un nouveau film avec des acteurs en chair et en os : Lone Ranger.

Comme John Carter, Lone Ranger est issu d’une licence connue-mais-pas-trop et comme John Carter, Lone Ranger semble être voué à un funeste destin. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le box office américain.

THE LONE RANGER, Clayton Moore and Jay Silverheels
Avant Lone Ranger c’était ça, mais ça c’était avant.

Je crois que le synopsis officiel résume bien le problème :

Dans LONE RANGER, le célèbre héros masqué américain prend vie d’une manière inédite. Tonto, guerrier indien (Johnny Depp), raconte l’histoire méconnue qui a transformé John Reid (Armie Hammer), un ancien défenseur de la loi, en un justicier légendaire. Le tandem fait des étincelles et entraîne le public dans un tourbillon de surprises et d’humour. Ces deux héros à part vont devoir apprendre à faire équipe pour affronter le pire de la cupidité et de la corruption.

Mais, pourquoi ?

Pourquoi avoir choisi cette licence en bois ? Pourquoi le synopsis donne-t-il envie de s’enfuir en courant ? Pourquoi tous ces grands noms sont venus s’embourber dans cette galère ?

Parce-que oui il y a du beau monde sur l’affiche ! Disney et Jerry Bruckheimer à la production, Gore Verbinski à la réalisation, Johnny Depp et Helena Bonham Carter devant la caméra… Mais attendez, ces noms ne vous rappellent pas quelque chose ?

Jack Sparrow chez les cowboys

Wouhou, c’est la dream team de Pirates des Caraïbes qui se lance à la recherche d’une nouvelle poule aux œufs d’or après avoir sévèrement plumé la précédente comme je le remarquais à l’occasion de ma critique de Pirates des Caraïbes 4.

Lone Ranger essaye donc de reprendre la même formule en mélangeant aventure, action et humour sur fond de conquête du Grand Ouest américain. La recette est similaire, l’équipe est similaire mais la sauce ne prend pas : pas épique, pas très drôle, un peu malsain, pas assez de Johnny Deep…

Et oui, il a beau jouer encore une fois le même personnage, il a beau se caricaturer lui même dans ce rôle d’Indien mystico-dérangé, Johnny Depp est tout ce qui sauve le film du naufrage complet ! Mais bon, pour ce que ça change…

  THE LONE RANGER

Cash machine

Créé pour essorer un peu plus un concept usé jusqu’à la corde, Lone Ranger est parti avec la caisse dans le soleil couchant. Il s’est creusé un joli trou au cimetière des films foireux dont il sortira de temps en temps pour meubler le programme télé pendant les fêtes de fin d’année.

Et dire que la licence aura le droit à sa propre gamme de LEGO...
Et dire que la licence aura le droit à sa propre gamme de LEGO…

Visiblement, les gens chargés de la promotion du film sont d’accord avec moi et pour vous éviter un séjour douloureux en salle à partir du 7 août, ils ont conçu la bande-annonce comme un résumé complet du film. On y retrouve tous les ressorts de l’histoire, toute l’intrigue, toutes les scènes marquantes, et le tout dans  l’ordre chronologique s’il-vous-plait !