The Sims Social

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Et hop, un petit test de The Sims Social, la dernière incursion en date d’Electronic Arts dans le monde merveilleux des jeux Facebook.

Crevons l’abcès tout de suite, j’ai essayé The Sims Social pour filer un coup de main à Steph (dont vous pouvez retrouver le test sur Famille De Geeks). Je n’ai jamais joué à un jeu de la série et je ne compte pas vraiment m’y mettre. Mais devant ce que j’y ai vu, j’étais obligé de témoigner.

Incarner un hipster qui joue au sabre laser en caleçon : check

Après un FIFA Superstars sympathique mais plombé par des matchs réglés à pile ou face, EA lance sa véritable offensive sur le réseau de Mark Zuckerberg en alignant sa licence phare : The Sims. Annoncé à l’E3 en Juin dernier, The Sims Social reprend les principes de ses ainés et leur ajoute des mécanismes de F2P* que l’on commence à bien connaître.

La première impression est parfois la bonne

A vrai dire, la première impression est plutôt bonne. La version Facebook du simulateur de vie conserve le style graphique et les caractéristiques de la série, si bien que la création du personnage a presque été une bonne surprise. Choix de l’apparence physique, de la tenue vestimentaire et du caractère ! Woohoo ! Y aurait-il un peu de profondeur dans ce jeu ? Je me voyais déjà avec un geek +10 en compétence informatique et -20 en charisme (avec 1D20 de malus face au sexe opposé) ! Mais pas le temps de s’attarder, on est dans un jeu casual et on n’a donc pas le temps de se poser. On débarque dans une maison, une voisine/tutorial (c’est un concept intéressant^^) vient faire la causette et BIM premiers objectifs réussis (sans rien faire) ! On gagne nos premiers brouzoufs, points d’expériences, points sociaux, objets à collectionner, points de bonheur à long terme, po…AAAAAAAAAAAAHHHHHHH !

J’ai tenté de l’affamer et de le priver de sommeil, mais cet enfoiré s’en sort à chaque fois

The Sims meet Cityville

Quel est le fuck ?? J’ai à peine fait 2 clics que des récompenses popent dans tous les sens, des inconnus s’invitent chez moi pour me filer des objectifs et les fenêtres s’enchaînent dans tous les sens. Ok, donc c’est un jeu pour hyperactif hystérique. Pas de problème, après tout j’ai survécu à Cityville, on prend une grande respiration et on y retourne.

« Salut Steph ! Je peux dormir dans ton lit et piller ton frigo ? »

Dans The Sims Social, presque tous les éléments du décor sont interactifs, certains proposent même plusieurs activités. On peut aussi draguer la voisine susnommée ou sociabiliser avec ses amis à travers un nombre d’intéractions plutôt généreux. Bref, on a de quoi faire en plus de veiller au bien-être de son Sims. En plus, les points d’action ne disparaissent pas trop vite et on n’est donc pas bloqué aussi souvent que dans les productions Zynga. Pendant la première heure de jeu en tout cas…

Car rapidement on est confronté à des objectifs réclamant de mettre la main au portefeuille et/ou de vendre l’âme de ses potes en les invitant à venir donner un coup de main. Au final tant mieux, c’est autant de temps économisé pour faire des trucs intéressants.

« Vas-y ! J’ai mis mon plus beau caleçon là ! »

Il y avait de la place pour un jeu social équilibré avec une gestion intelligente du concept de F2P mais The Sims Social se contente de pomper les whateverVille du marché. Il est tout de même cent fois mieux que ses prédécesseurs facebookiens, ce qui ne suffit pas pour être d’un quelconque intérêt. EA n’est pas connu pour son goût du mécénat mais plutôt pour la rentabilisation maximale de ses licences, adage une nouvelle fois vérifié avec The Sims Social. Et bien je leur souhaite de se faire du gros pognon avec un jeu qui n’en a que le nom. Beurk.

* Free To Play et non Fils De Péripatéticienne.

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