Top 5 PC 2011 de BDL

Bon bah on est en 2012, il est temps de faire un bilan de l’année 2011 !

Bon alors, le nouvel an est passé, il parait que c’est la période où on fait des Tops. Comme on en a pas encore fait sur Ludomaniaque et que j’ai pas envie de voir le site dépareiller sur la blogosphère, c’est parti pour mon Top 5 des jeux auxquels j’ai joué sur PC en 2011.

 

5. Skyrim

 

Oui alors je sais, pour ceux qui me connaissent, celui-là, ça fait deux mois que je dois en écrire l’article. Seulement déontologiquement, j’y arrive pas. Je me sens obligé de le terminer avant de le faire. Et c’est bien tout le problème que me pose Skyrim : il s’agit d’un jeu immense et d’une richesse inouïe. Et surtout, Bethesda a enfin compris que ses Elder Scrolls (et même ses Fallout) sont avant tout des jeux d’exploration, et que c’est l’exploration qui doit être récompensée. Et pour la première fois, c’est le cas, notamment grâce aux paysages sublimes de Skyrim. Car pour ce titre, Bethesda s’est offert une direction artistique magistrale et incroyable de cohérence qui nous fait voyager de montagnes écrasantes à des toundras glacées en passant par des marécages glauquissimes, le tout enrobé dans une ambiance très typée Viking/Rohan des plus immersive. Et c’est bien pour ça que, malgré plus de 40h de jeu, j’ai à peine avancé dans l’histoire principale, trop occupé à explorer de fond en comble le magnifique bac à sable mis à ma disposition. Si vous devez jouer à un Elder Scroll dans votre vie, sans hésiter, il faut que cela soit Skyrim. Bon et promis, je fais la chronique un jour !

 

 

 

4. The Witcher 2

 

Encore un RPG ! Bah ouais, mais il faut dire que l’année a été incroyablement riche en titre de haute qualité. Et pour le coup le titre de CD Projekt nous offre une histoire riche dans lequel votre rôle est clairement défini, un système de combat exigeant et gratifiant et une direction artistique superbe servie par une technique de pointe et une finition incroyable. Qui plus est l’impact que vous avez sur le déroulement de l’histoire et plus généralement sur l’univers qui vous entoure est très fort, ce qui renforce d’autant une immersion qui n’avait pas besoin de ça pour être déjà particulièrement réussie. Sans conteste le jeu de rôle qui m’a le plus fait jouir de cette année. Ah et en parlant de ça j’ai failli oublier : OMG, TITS !

 

 

 

3. RAGE

 

Putain, alors celui-là, je l’ai attendu. Comprenez-moi bien, je suis un adepte des FPS old-school. Les Battlefield et surtout les Modern Warfare, où on vous fait tirer avec des pistolets à bouchon sur des ennemis sans design sous couvert d’un réalisme qui sert d’alibi à un manque certain d’imagination, ça m’emmerde profondément. Alors quand j’ai vu RAGE pointer le bout de son nez, avec ses mutants, ses monstres de dix mètres de haut, son design totalement barré et sa technique de haute volée, je ne vous cache pas que j’ai trépigné comme une écolière. Seulement le titre a mis du temps à venir s’inviter sur nos disque durs, et son démarrage a été des plus compliqués avec des problèmes techniques indignes d’un titre de son rang. Mais au moment où on empoigne un flingue dans le jeu, qu’on se bat contre des ennemis animés comme jamais et qu’à chaque tir et à chaque grenade lancée on a l’impression qu’on aurait pu arracher un pan de mur, on a compris. On a compris qu’on se retrouve devant un FPS comme on en fait plus, où la violence est viscérale, les combats nerveux, jouissifs et rapides et la difficulté réelle. RAGE, c’est un peu Painkiller, c’est un peu Serious Sam et c’est un peu Quake : c’est exactement ce que Bullet Storm n’a pas osé être. Ou comment on peut mettre la technique d’aujourd’hui au service d’un concept vieux de 30 ans en chassant d’un revers de la main toutes les bouses sorties annuellement par Electronic Arts et Activision. Et putain, c’est bon.

 

 

 

2. Bastion

 

Ah, celui-là je l’ai chroniqué ! Et ce n’est pas pour rien puisqu’il s’agit d’un des soft les plus innovants de l’année grâce à sa façon de réinventer la narration et l’exploration dans les jeux d’aventure. En plus de ça, il est servi par un gameplay efficace et très varié, une direction artistique hors norme (aussi bien d’un point de vue graphique que sonore) et une histoire incroyablement touchante. Et en plus il coûte une misère ! C’est à mon sens le Braid de 2011, ou comment on peut faire progresser un concept que l’on pensait totalement figé dans le temps depuis le milieu des années 90.

 

 

 

1. Portal 2

 

Je vous l’avais dit que ça serait mon jeu de l’année celui-là et je l’ai pas oublié ! Il est sorti tôt (en Avril si je ne m’abuse), mais je n’en vois pas un seul qui lui arrive à la cheville cette année. Portal 1 était déjà excellent, mais ce n’était finalement qu’un concept qui, bien que très innovant et porté par une histoire géniale, restait répétitif et assez mal emballé par un design pas très bien fini. Et pour le coup c’est avant tout la démarche de Valve qui est à féliciter, car vu le succès du premier ils auraient pu nous pondre un Portal 2 comme Activision nous pond un Call of Duty tous les ans : on rajoute trois cartes, un demi-élément de gameplay, une séquence choc et les joueurs seront bien content de débourser 60 € pour le même jeu que l’année dernière. Car il ne faut pas se mentir, le gameplay de Portal 2 est identique à celui du premier, ce malgré quelques ajouts très bien pensés comme les gels et les lasers. Seulement, Valve a bien compris cette limitation, et contrairement à Activision, Valve aime ses joueurs et ne pouvait décemment leur offrir que ça.

C’est pourquoi le titre est gratifié d’une mise en scène et d’une écriture d’une qualité jamais vue dans un jeu vidéo. Que ça soit les dialogue de Stephen Marchant (mais si, l’acolyte de Ricky Gervais, notamment responsable de The Office) ou encore de J.K. Simmons (grande gueule notoire du cinéma américain, surtout connu pour ses seconds rôles dans Juno ou dans Thank you for smoking), chaque ligne est à se pisser dessus, et honnêtement je pense que ça ne m’est pas arrivé de rire comme ça devant un jeu vidéo depuis Monkey Island. Et la grande force de Valve est d’avoir mis en avant cette incroyable qualité pour quasiment éclipser un gameplay finalement plus si innovant que ça. C’est exactement pourquoi on a reproché au titre sa facilité. Car le but de Portal 2 est avant tout de raconter une histoire, et pour cela il faut garantir au jeu du rythme et une fluidité incompatible avec une difficulté trop relevée. Et si ça n’avait pas été le cas, on se serait immanquablement retrouvé avec un Portal 1.5, que tous les pisse-froids qui critiquent le titre pour sa facilité n’auraient pas manqué de descendre. C’est précisément là que se situe le coup de génie des développeurs. Et moi je tire mon chapeau devant tant d’abnégation.